Iran : les réformateurs presque intégralement éclipsés du Parlement

Des femmes patientent dans la file d\'attente d\'un bureau de vote à Qom (Iran), le 2 mars 2012.
Des femmes patientent dans la file d'attente d'un bureau de vote à Qom (Iran), le 2 mars 2012. (BEHROUZ MEHRI / AFP)

Les législatives de vendredi ont conforté la position dominante des conservateurs. Les réformateurs, qui avaient boycotté le scrutin, ne possèdent que 19 sièges sur 290. Un deuxième tour doit avoir lieu pour 66 sièges.

Les élections législatives du vendredi 2 mars n'ont pas permis d'inverser la tendance. Le Parlement iranien, le Majlis, restera, comme le précédent, largement dominé par les conservateurs se réclamant du Guide suprême Ali Khamenei. Les réformateurs n'y disposent plus que de 19 sièges, contre 60 dans l'ancienne assemblée, selon des résultats du premier tour du scrutin compilés lundi 5 mars. Malmenée par le pouvoir depuis l'élection présidentielle de 2009, l'opposition réformatrice avait largement boycotté le scrutin.

Sur les 290 sièges du Parlement, 224 ont été attribués. Les autres devront faire l'objet d'un second tour, probablement en avril, selon le site du Majlis. Mais le fort renouvellement de celui-ci, l'élection de nombreux candidats "indépendants" et la complexité des alliances politiques rendent difficile toute prédiction sur le poids des différentes factions et l'équilibre entre partisans et adversaires du président Mahmoud Ahmadinejad dans la future assemblée.

Aucune des deux principales coalitions conservatrices en compétition, le Front uni des conservateurs, rassemblant les opposants à Mahmoud Ahmadinejad, et le Front de la persistance, réunissant ses défenseurs, n'a réussi à s'imposer.

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