Gaza : bombardements aériens et déclarations diplomatiques, ce qu'il faut retenir

Une roquette tirée depuis Gaza vers le sud d\'Israël, samedi 17 novembre 2012.
Une roquette tirée depuis Gaza vers le sud d'Israël, samedi 17 novembre 2012. (JACK GUEZ / AFP)

Nouvelle journée d'affrontements, samedi 17 novembre, dans l'enclave palestinienne de Gaza. Quinze Palestiniens ont été tués, le QG du Hamas détruit. Les signes d'une offensive terrestre israélienne se multiplient. Francetv info fait le point. 

GAZA - Quinze Palestiniens tués, le QG du Hamas détruit, Tel Aviv visée par des roquettes: c'était une nouvelle journée d'affrontements dans la bande de Gaza samedi 17 novembre. Francetv info vous résume l'essentiel des informations.

Quinze Palestiniens tués

Quinze Palestiniens, dont au moins huit membres de groupes armés, ont été tués dans des raids israéliens sur la bande de Gaza. Cela porte à 45 le nombre de Palestiniens morts depuis le début de l'offensive, selon les services des urgences à Gaza. Dont 17 civils, et parmi eux six enfants et deux femmes.

Quatre soldats israéliens ont été légèrement blessés par une roquette qui a atteint la région d'Eshkol, limitrophe du territoire, dans le sud d'Israël, a indiqué l'armée israélienne. Quatre roquettes ont été tirées en début d'après-midi contre Ashdod dans le sud, touchant un immeuble et un véhicule. La branche armée du Jihad islamique a revendiqué ces tirs. Depuis le début du conflit, trois israéliens sont morts.

Le QG du Hamas à Gaza détruit

Dans la nuit de vendredi 16 à samedi 17 novembre, une frappe aérienne de l'armée israélienne a touché le quartier-général du gouvernement du Hamas à Gaza. Le bâtiment a été complètement détruit. "Le quartier-général du cabinet a été visé par quatre frappes et le gouvernement souligne qu'il reste sur ses positions et se tient aux côtés de son peuple", explique, dans un communiqué, le gouvernement islamiste du territoire palestinien.

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Une autre frappe a touché la maison du ministre de l'Intérieur du Hamas, Ibrahim Salah, dans le camp de réfugiés de Jabalia, dans le nord de la bande de Gaza, faisant au moins 35 blessés. Des drones israéliens ont survolés le petit territoire palestinien toute la journée. 

 Tel Aviv, visée mais pas touchée

Les sirènes d'alerte ont retenti en début d'après-midi, samedi, dans la seconde ville de l'Etat hébreu, Tel Aviv, visée pour le troisième jour consécutif par des roquettes tirées depuis l'enclave palestinienne. Des explosions ont ete entendues mais l'armée israélienne a expliqué sur son compte Twitter, que le bouclier anti-missiles les avaient interceptées.

Dans le port méditerranéen d'Ashdod, quatre roquettes ont été tirées. L'une a touché un immeuble, fait s'écrouler plusieurs balcons. Selon l'armée israélienne, elles auraient fait cinq blessés légers.  

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Passe d'armes diplomatiques et espoir de trêve

Dans un discours devant l'Université du Caire (Egypte), le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a prévenu qu'Israël devrait rendre des comptes. "Tout le monde doit savoir que tôt ou tard, des comptes seront demandés pour le massacre de ces enfants innocents tués par des méthodes inhumaines à Gaza", a-t-il asséné.  Après avoir accusé plus tôt dans la journée l'Etat hébreu d'avoir violé le cessez-le-feu, il a lancé : "Le Palestinien n'a pas baissé la tête, et ne le fera pas."

Dans l'après-midi, Recep Erdogan a reçu un appel de Barack Obama qui a indiqué qu'il cherchait avec lui un moyen d'enrayer l'escalade militaire entre Israël et le Hamas. Barack Obama s'est aussi entretenu avec le président égyptien Mohamed Morsi. Selon Ben Rhodes, conseiller adjoint à la sécurité nationale de la Maison blanche, les Etats-Unis "veulent la même chose que les Israéliens", c'est à dire la fin des tirs de roquettes des activistes palestiniens, mais sont partisans de la diplomatie et de l'apaisement. En fin d'après-midi, la Maison Blanche a estimé que les roquettes tirées de Gaza étaient un "facteur déclenchant" du conflit avec Israël.

Le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil al-Arabi, a déclaré que les pays arabes devaient "revoir toutes les initiatives arabes passées sur le processus de paix et revoir leur position sur le processus dans son ensemble", à l'ouverture d'une réunion d'urgence sur Gaza des ministres arabes des Affaires étrangères samedi au Caire. Il s'est engagé à soutenir les Palestiniens contre "l'agression" israélienne et à mettre fin au blocus de Gaza.

Enfin, à New York, l'ONU a annoncé une visite prochaine du secrétaire général Ban Ki-moon dans la région afin de convaincre Israéliens et Palestiniens de s'accorder sur une trêve. Une trêve qui pourrait intervenir bientôt. "Il y a quelques indications sur la possibilité d'un cessez-le-feu bientôt", a estimé le président égyptien Mohamed Morsi.

Tsahal s'est positionné aux frontières de Gaza

Les signes de préparatifs d'une offensive terrestre contre l'enclave palestinienne se multiplient : vendredi dans la soirée, le gouvernement israélien a autorisé la mobilisation de 75 000 réservistes de l'armée. 20 000 d'entre eux ont rejoint leurs unités samedi, la plupart à la périphérie de l'enclave palestinienne. 

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