Un neuvième Français condamné à mort en Irak pour appartenance au groupe Etat islamique

La rue principale d\'Hamam al-Alil, ville libérée de l\'Etat islamique, le 7 novembre 2016.
La rue principale d'Hamam al-Alil, ville libérée de l'Etat islamique, le 7 novembre 2016. (OLYA MORVAN / HANS LUCAS / AFP)

Le tribunal a rejeté ses allégations selon lesquelles ses aveux auraient été obtenus sous la torture.

Un tribunal antiterroriste de Bagdad a condamné à mort, dimanche 2 juin, Fodil Tahar Aouidate et Vianney Ouraghi. Il s'agit des huitième et neuvième Français à écoper de la peine capitale en Irak pour appartenance au groupe jihadiste Etat islamique. La loi irakienne prévoit la peine de mort pour quiconque a rejoint une organisation terroriste, qu'il ait combattu ou non.

Comme dix autres Français et un Tunisien, Fodil Tahar Aouidate, 32 ans, a été transféré début janvier de Syrie où il était détenu par les forces kurdes. L'audience s'était ouverte le 27 mai. Le tribunal a rejeté ses allégations selon lesquelles ses aveux auraient été obtenus sous la torture. Vianney Ouraghi, 28 ans, devait initialement être présenté devant la justice lundi, mais son audience a été avancée. Il a reconnu devant le juge avoir "travaillé avec Daech". "Mais je n'ai pas participé aux combats ni en Syrie ni en Irak", a-t-il ajouté.

Le Quai d'Orsay "multiplie les démarches" pour que ces Français échappent à la peine de mort, a assuré le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, sur France Inter, le 28 mai. "Il est clair que, pour nos ressortissants pour lesquels la peine de mort sera prononcée, nous demanderons à ce qu’elle soit commuée en prison à perpétuité", a également déclaré Emmanuel Macron lors d'une conférence de presse.



 

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