Iran : la police des mœurs arrête 230 jeunes parce qu'ils buvaient de l'alcool dans des soirées mixtes

Des policiers iraniens, le 7 juin 2017, à Tehéran.
Des policiers iraniens, le 7 juin 2017, à Tehéran. (REUTERS)

Pour avoir bravé ces interdits, les jeunes hommes et les jeunes femmes s'exposent à des amendes et à des coups de fouet. Les organisateurs des soirées, qui ont eu lieu à Téhéran et ses environs dans la nuit de jeudi à vendredi, risquent des peines de prison.

On ne plaisante pas avec la police des mœurs iranienne. Les forces de l'ordre ont arrêté 230 jeunes gens des deux sexes dans des soirées dansantes mixtes où était servi de l'alcool, a rapporté samedi 23 décembre l'agence de presse Isna. Ces arrestations ont eu lieu à Téhéran et dans ses environs dans la nuit de jeudi à vendredi. Les Iraniens célébraient alors la fête traditionnelle de Yalda, symbole de renouveau et de victoire de la lumière sur les ténèbres à l'occasion du solstice d'hiver.

"Cent quarante personnes ont été arrêtées dans une résidence à Lavassan", ville huppée située à 30 kilomètres à l'ouest de Téhéran où de nombreux riches Téhéranais possèdent des maisons, "alors qu'ils étaient en train de danser et boire de l'alcool (...) et 90 personnes dans une maison dans le quartier de Farmanieh dans le nord de Téhéran", a déclaré le chef de la police des mœurs du Grand Téhéran, cité par la presse.

La police alertée par Instagram

La police semble avoir été alertée par des comptes du réseau social Instagram qui diffusaient des films tournés dans ces deux soirées et appelant à s'y joindre. La police a également affirmé avoir saisi de la drogue lors de ces descentes. Les soirées mixtes entre jeunes non mariés sont interdites en Iran depuis la révolution islamique de 1979, tout comme la consommation d'alcool.

Selon le Code pénal iranien, les personnes arrêtées risquent des amendes ou des coups de fouet pour la consommation ou la détention d'alcool. Les organisateurs des soirées sont passibles de peines de prison. Par ailleurs, la police a fermé vingt épiceries de Téhéran qui vendaient de l'alcool et ont arrêté leurs gérants, a rapporté l'agence Isna.

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