Israël autorise le rappel de 75 000 réservistes

De la fumée après des raids aériens israéliens dans le sud de la bande de Gaza le 16 novembre 2012.
De la fumée après des raids aériens israéliens dans le sud de la bande de Gaza le 16 novembre 2012. (JACK GUEZ / AFP)

Les signes de préparatifs d'une offensive terrestre contre la bande de Gaza se mutliplient. Les routes principales autour de l'enclave palestinienne ont été bloquées par Israël.

GAZA – Le conflit entre les groupes armés de la bande de Gaza et l'armée israélienne s'intensifie. Les routes principales autour du territoire ont été bloquées par Israël vendredi 16 novembre dans la soirée. Elles se trouvent désormais dans une zone militaire fermée.

Dans le même temps, les signes de préparatifs d'une offensive terrestre contre l'enclave palestinienne se multiplient : le gouvernement israélien a autorisé dans la soirée  la mobilisation de 75 000 réservistes de l'armée.

Des roquettes aux portes de Jérusalem

Un peu plus tôt dans la journée de vendredi, pour la première fois depuis le début des bombardements israéliens, une roquette est tombée sur un bloc de colonies au sud-ouest de la capitale israélienne, Jérusalem, selon la police. Le Hamas a revendiqué le tir. 

La défense passive a immédiatement appelé les habitants de Jérusalem à prendre les dispositions pour assurer leur sécurité, notamment en se rendant si possible dans les abris, ou, s'ils conduisent, en leur demandant d'arrêter leur voiture.

Au moins 31 morts côté palestinien, 3 côté israélien

Le bilan provisoire, communiqué vendredi 16 novembre, s'élève à une trentaine de morts depuis le début des hostilités entre Israël et les groupes armés. Au moins 31 Palestiniens ont péri depuis le lancement de l'opération "Pilier de défense", déclenchée mercredi après-midi avec l'assassinat du chef militaire du Hamas, Ahmad Jaabari. Du côté israélien, trois personnes sont mortes.

A New York, l'ONU a annoncé une visite "bientôt" du secrétaire général Ban Ki-moon dans la région afin de convaincre Israéliens et Palestiniens de s'accorder sur une trêve. Le président palestinien Mahmoud Abbas a précisé qu'elle aurait lieu "dans deux ou trois jours".

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