Attaque du siège du gouvernement libyen : un mort et quatre blessés

Le Conseil national de transition libyen lors d\'une conférence de presse à Tripoli le 29 avril 2012.
Le Conseil national de transition libyen lors d'une conférence de presse à Tripoli le 29 avril 2012. (ISMAIL ZITOUNY / REUTERS)

Au moins deux gardes ont été tués et plusieurs blessés dans cette attaque menée par d'anciens rebelles qui réclamaient des primes.

Les autorités libyenne ont fait usage de la force mardi 8 mai pour déloger des ex-rebelles armés qui avaient pris d'assaut le siège du gouvernement à Tripoli. Ces hommes qui ont combattu le régime de Kadhafi réclamaient des primes et ont provoqué des affrontements qui ont fait un mort et quatre blessés, selon le gouvernement.

"Un grand nombre d'hommes armés encerclent le bâtiment. Ils ont tiré dessus avec des armes, dont des canons anti-aériens", a indiqué sous couvert d'anonymat un responsable, qui se trouvait dans les locaux au moment de l'attaque. "Un groupe a réussi à entrer dans le bâtiment et il y a eu des tirs à l'intérieur", a-t-il ajouté. Selon des témoins, des voitures armées ont encerclé le siège du gouvernement et fermé toutes les routes autour du bâtiment, provoquant des embouteillages.

Des "irrégularités" dans le versement des primes

Contacté par l'AFP, le porte-parole du gouvernement, Nasser al-Manaa, a d'abord minimisé les violences, affirmant que des ex-rebelles étaient venus au siège du gouvernement en signe de protestation au "sujet des primes". Il a affirmé plus tard que les assaillants, venus de la ville de Yefren (ouest), étaient au nombre de 200 environ, équipés de 50 véhicules sur lesquels étaient montés des armes de différents calibres.

Le gouvernement libyen a commencé, il y a quelques mois, à verser des primes aux rebelles ayant participé aux combats contre les forces de Mouammar Kadhafi durant les huit mois du conflit libyen, avant de les suspendre quelques semaines plus tard, invoquant des "irrégularités". Cette décision a provoqué la colère de nombreux ex-rebelles n'ayant pas touché ces indemnités. Certains avaient déjà attaqué le siège du gouvernement le 10 avril, provoquant l'indignation du cabinet du Premier ministre Abdel Rahim al-Kib et du Conseil national de transition, au pouvoir.

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