Charles Enderlin : Shimon Peres était "un homme relativement simple" avec "une immense curiosité"

Charles Enderlin, journaliste et ancien correspondant de France 2 en Israël
Charles Enderlin, journaliste et ancien correspondant de France 2 en Israël (GALI TIBBON / AFP)

Journaliste et ancien correspondant de France 2 en Israël, Charles Enderlin a salué "une mémoire formidable de l’Histoire de la région, de l’Histoire d’Israël" après la disparition de l'ancien Premier ministre et président israélien Shimon Peres.

Charles Enderlin, journaliste et ancien correspondant de France 2 en Israël, a salué mercredi 28 septembre sur franceinfo "une mémoire formidable de l’Histoire de la région, de l’Histoire d’Israël" après la disparition de l'ancien Premier ministre et président israélien Shimon Peres.

Un homme "simple"

Le journaliste a raconté avoir été reçu "de temps à autre" dans le bureau de Shimon Peres. "Il y avait des piles de livres", a-t-il décrit, ajoutant que l'ancien président israélien l’accueillait en disant "Ah te voilà ! Tiens, est-ce que tu as lu ce livre ?", puis il lui montrait le dernier essai paru à Paris. "C’était un grand francophile et également bon francophone", selon Charles Enderlin.

"Je me rappelle l’époque où il était Premier ministre, en 1996. Un samedi matin il invite quelques journalistes chez lui, son épouse Sonia était là. J’ai vu par exemple Shimon Peres faire la vaisselle. C’était un homme relativement simple" qui avait une "immense curiosité".

Un "VRP de la paix"

"Lorsqu’il est devenu président de l’Etat d’Israël, il n’avait plus aucun véritable rôle politique", a raconté Charles Enderlin mais il voulait "se tourner, d’abord vers les idées de paix et puis les technologies, l’innovation, recevoir des jeunes. C’est devenu le VRP de la paix et d’une paix qu’il rêvait économique".

Pour l'ancien correspondant en Israël, Shimon Peres avait deux facettes. Il est à la fois celui "qui a conclu les grands accords d’armement dans les années 50 et 60 qui ont permis à l’armée israélienne de remporter des victoires en 56 et 67" tout en étant "l’architecte des accords d’Oslo".

Charles Enderlin : "Lorsqu’il est devenu président de l’Etat d’Israël, il n’avait plus aucun véritable rôle politique"
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