La Mecque : un bracelet pour sécuriser les pèlerins

A la veille du début du grand pèlerinage, la foule est déjà dense à La Mecque où les autorités saoudiennes ont pris de nouvelles mesures de sécurité
A la veille du début du grand pèlerinage, la foule est déjà dense à La Mecque où les autorités saoudiennes ont pris de nouvelles mesures de sécurité (AHMED JADALLAH / REUTERS / X90013)

Le pèlerinage de La Mecque en Arabie saoudite qui s'ouvre samedi est entouré de multiples mesures de sécurité. Parmi elles, le port inédit d'un bracelet électronique d'identification. 

Pour la première fois depuis 30 ans, l'Iran a interdit à ses ressortissants de se rendre au hajj, en contestant à l'Arabie saoudite sa gestion de l'organisation du pèlerinage annuel après la bousculade meurtrière de 2015. La tragédie avait coûté la vie à environ 2.300 personnes dont 464 Iraniens. Pour éviter les critiques virulentes, les autorités saoudiennes disent avoir renforcé la sécurité cette année. Un bracelet électronique d'identification est notamment mis à la disposition des pèlerins.

Un passeport médical

Le bracelet électronique est étanche et relié à un GPS. Le dispositif proposé pour la première fois cette année aux pèlerins comporte des informations personnelles et administratives, comme l’adresse et le passeport. Le système permet aussi de compiler des informations médicales concernant chaque pèlerin, telles que les maladies et les allergies. Ce sont des données précieuses destinées à aider les autorités à mieux identifier les fidèles et à leur apporter des soins nécessaires en cas d’incident ou d’accident.

Des fonctions pratiques

En plus des fonctions d'identification et des renseignements médicaux, ce bracelet est censé faciliter le séjour du pèlerin en lui indiquant par exemple les heures de prière. Par ailleurs, un logiciel multilingue aide les fidèles non-arabes à assister aux événements qui se déroulent lors du pèlerinage.

Des milliers de caméras de surveillance supplémentaires ont été installées un peu partout sur les lieux saints et les trajets. Un an après la bousculade la plus meurtrière de l’histoire du hajj, les autorités saoudiennes sont inquiètes. Elles prient pour qu’aucun accident ne survienne sur le plus important évènement religieux au monde.