A Jérusalem, les Palestiniens et la police s'affrontent sur l'esplanade des Mosquées

Des Palestiniennes empêchées d\'accéder à la mosquée Al-Aqsa, sur l\'esplanade des Mosquées de Jérusalem, après des heurts avec la police, le 13 octobre.
Des Palestiniennes empêchées d'accéder à la mosquée Al-Aqsa, sur l'esplanade des Mosquées de Jérusalem, après des heurts avec la police, le 13 octobre. (AHMAD GHARABLI / AFP)

Le lieu, sacré dans le judaïsme et l'islam, est le théâtre de tensions entre musulmans et juifs orthodoxes depuis plusieurs mois.

La cohabitation entre juifs et musulmans n'est pas toujours aisée à Jérusalem. L'esplanade des Mosquées a ainsi été, une nouvelle fois, le théâtre de heurts entre la police et de jeunes Palestiniens, qui protestaient contre la visite de juifs orthodoxes, lundi 13 octobre.

Selon la police, après la prière de matin, un groupe de Palestiniens a jeté des pierres et des objets incendiaires sur la police et a dressé des barricades. Ils voulaient ainsi protester contre la visite sur l'esplanade des mosquées, troisième lieu saint de l'islam, de juifs orthodoxes venus célébrer une fête juive. Parmi eux, un très controversé député du Likoud (droite israélienne). Après la dispersion des protestataires, réfugiés dans la mosquée Al-Aqsa, la visite s'est déroulée sans incidents, mais l'accès à la mosquée a été bloqué par la police.

L'œuvre "d'extrémistes palestiniens", selon Nétanyahou

En visite à Ramallah, en Cisjordanie, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, s'est dit "profondément inquiet des provocations répétées sur les lieux saints de Jérusalem". "Ce sont des extrémistes palestiniens qui provoquent ces violences", a répliqué le Premier ministre Benyamin Nétanyahou, plus tard dans la journée et en présence de Ban Ki-moon. Tout comme le mur des Lamentations (lieu sacré pour les juifs), situé en contrebas, l'esplanade des mosquées est le théâtre de heurts de plus en plus réguliers et violents depuis quelques mois.