Présidentielle autrichienne invalidée : un nouveau vote se tiendra le 2 octobre

(Alexander Van der Bellen (à gauche) et Norbert Hofer en campagne présidentielle en avril 2016 © Leonhard Foeger/ Reuters)

La date est tombée : les Autrichiens retourneront voter pour choisir un président le 2 octobre prochain. Le scrutin de mai dernier, qui avait mené au pouvoir l'écologiste Alexander Van der Bellen avait été invalidé le 1er juillet par la Cour constitutionnelle pour irrégularités dans le dépouillement. Van der Bellen affrontera à nouveau le populiste Norbert Hofer.

Les Autrichiens vont devoir voter à nouveau pour choisir un président et l'on connaît désormais la date : ce sera le 2 octobre. Vendredi dernier, la Cour constitutionnelle a invalidé le scrutin du mois de mai, à cause d'irrégularités dans le dépouillement. Les Autrichiens vont donc retrouver les deux finalistes du second tour : l'écologiste Alexander Van der Bellen, qui l'avait emporté de justesse, et le candidat d'extrême droite Norbert Hofer.

Les candidats sont certes les mêmes, mais le contexte a changé : depuis que les Britanniques ont choisi de sortir de l'Union européenne, les partis populistes européens se sentent pousser des ailes. Le FPÖ, le parti de Norbert Hofer, va tenter d'en profiter pour regagner les 31 000 voix qui lui ont manqué en mai dernier pour prendre l'avantage sur le candidat écologiste. Extrêmement bien implanté en Autriche, le FPÖ, xénophobe et eurosceptique, milite pour une Europe "à la carte" et réclame une réforme des institutions qui donnerait plus de souveraineté aux Etats-membres.

Immigration, crise des réfugiers et relations avec Bruxelles au centre de la campagne

L'an dernier c'est la question de l'immigration et la crise des réfugiés qui étaient au centre de la campagne. Cette fois-ci vont s'y ajouter les liens avec Bruxelles. Le même jour, d'ailleurs, la Hongrie voisine organise un referendum pour dire "non" au plan de répartition des migrants entre pays, souhaité par l'UE.

Le duel promet d'être serré après cette annulation réclamée par le FPÖ. Les irrégularités pointées concerneraient notamment les votes par correspondance qui ont fait la différence en faveur d'Alexander Van der Bellen.

En Autriche, le président a d'ordinaire un rôle très protocolaire. Mais s'il arrive au pouvoir, Norbert Hofer a promis d'en utiliser toutes les prérogatives, commes celles de renvoyer le chancellier et de révoquer le gouvernement.

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