Présidentielle américaine : la Floride toujours dans le flou

(Reuters)

Deux jours après la réélection de Barack Obama, l'Etat de la Floride ne sait toujours pas pour qui il a voté. En cause : un très faible écart de voix entre les candidats et des dysfonctionnements pointés du doigt par les démocrates dans l'organisation du scrutin.

Les
habitants de la Floride ont sans doute l'impression de vivre un remake de l'an
2000, avec la bataille féroce entre George W Bush et Al Gore. Quarante-huit
heures après la réélection de Barack Obama
, la Floride ne sait toujours pas pour qui
elle a voté entre Obama et Romney. Le vote attendu n'aura pas d'incidence sur
le résultat national, mais il pourra souligner une fois encore les lacunes et les
défaillances du système de vote de l'État, comme il y a 12 ans.

Les deux
candidats toujours au coude-à-coude

D'après les
dernières estimations tombées jeudi, Barak Obama comptait moins de 56.000 voix d'avance
sur son rival républicain. Le président réélu serait crédité de 49,9% des
suffrages talonné de près par Romney à 49,24%. Sur les 67 comtés de l'Etat, trois d'entre
eux n'avaient pas encore communiqué sur leurs résultats jeudi.

Lors
de la présidentielle de l'an 2000, la Floride a attendu un mois et une
décision de justice pour savoir qui était le vainqueur

Les
républicains locaux responsables de "sabotages" ?

D'après des experts locaux, les élus
républicains pourraient être responsables de lenteurs sur l'organisation du
scrutin. C'est ce que pense Lance De Haven-Smith, professeur à l'université de
Floride. "La vérité est que les responsables
républicains de Floride sont impliqués dans une démarche de sabotage de
l'organisation des élections en cherchant notamment à diminuer la participation
".

Dans les faits, il y a tout juste un an, le gouverneur républicain de l'Etat
avait fait passer une loi qui réduisait le nombre de jours ouverts pour
voter par anticipation, de 14 jours à 8 jours. Dimanche dernier, les
démocrates ont saisi la justice : ils viennent de déposer une plainte
fédérale contre l'organisation du scrutin.

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