Poutine élu : les félicitations des uns, la prudence des autres

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Si les observateurs internationaux ont souligné des "problèmes sérieux" avec l’élection présidentielle russe, de nombreux dirigeants n’ont pourtant pas hésité à féliciter Vladimir Poutine. Elu avec un score de plus de 63% des voix, ce troisième mandat vaut au président russe des compliments du monde entier. La France a souligné par la voix d'Alain Juppé que l'élection n'a pas été exemplaire.

Angela Merkel n’hésitera pas à décrocher son
téléphone. La chancelière allemande a annoncé qu’elle comptait appeler Vladimir
Poutine en "milieu de journée" . "La chancelière va parler dans
une demi-heure avec Monsieur Poutine pour lui souhaiter du succès dans son
prochain mandat, du succès avant tout dans les défis que la Russie doit relever"
,
a déclaré son porte-parole. L’Allemagne compte sur la Russie pour peser dans
certains dossiers diplomatiques chauds, dont la crise syrienne.

 

Les "plus sincères félicitations pour sa remarquable élection" (Bachar al-Assad)

Bachar al-Assad n’a d’ailleurs pas tardé à réagir à
la réélection de l’homme fort du Kremlin. "Le président Bachar al-Assad a
envoyé une lettre de félicitations au Premier ministre Vladimir Poutine à l'occasion de sa
victoire à la présidentielle"
, a indiqué Sana, précisant que M. Assad a
exprimé "en son nom et au nom du peuple syrien ses plus sincères félicitations
pour sa remarquable élection"
.

A Londres, le Premier ministre David Cameron a jugé "décisif" le
résultat de l'élection présidentielle russe, en dépit des "problèmes"
relevés par l'OSCE.

Si Paris prend note de la victoire, la réaction de la
France est pour le moment très circonspecte. Le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé a simplement noté que Vladimir Poutine est bien "l'interlocuteur" de la France "pour les années à venir". * M ême si l'élection n'a pas été exemplaire "c'est le moins que l'on puisse dire" a souligné Alain Juppé . L'Union
européenne elle aussi,
"prend note des résultats préliminaires"* , a déclaré
la porte-parole, Maja Kocijancic, en soulignant que Bruxelles partageait les préoccupations
des observateurs internationaux.

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