Plus de 85.000 personnes ont défilé en silence dimanche à Mexico contre la violence liée aux narcotrafiquants

Manifestation contre la violence à Mexico (8 mai 2011)
Manifestation contre la violence à Mexico (8 mai 2011) (AFP / Alfredo Estrella)

La manifestation concluait une marche de quatre jours partie jeudi de Cuernavaca, à 90 km au sud de la capitale mexicaine, lancée par le poète et journaliste Javier Sicilia, dont le fils a été tué en mars.Selon les chiffres officiels, les violences commises par les narcotrafiquants et la riposte militaire ont fait 34.600 morts depuis décembre 2007.

La manifestation concluait une marche de quatre jours partie jeudi de Cuernavaca, à 90 km au sud de la capitale mexicaine, lancée par le poète et journaliste Javier Sicilia, dont le fils a été tué en mars.

Selon les chiffres officiels, les violences commises par les narcotrafiquants et la riposte militaire ont fait 34.600 morts depuis décembre 2007.

Les participants à la marche "pour la paix, la sécurité et la justice" demandent la fin de ces violences et le retrait rapide des 50.000 soldats chargés d'affronter les cartels de la drogue.

Vêtus principalement de blanc, ils portaient des banderoles où l'on pouvait lire "Plus un mort", "Ca suffit" ou "Assez de sang".

"Nous devons nous asseoir autour d'une table et réfléchir à la stratégie, parce que ce qui a été fait jusqu'à maintenant a été une erreur", selon Javier Sicilia.

Juan Francisco, un de ses fils, et six autres personnes ont été retrouvés morts dans une voiture le 28 mars à Cuernavaca. Leurs corps portaient des traces de torture.

En tête de la manifestation, portant le drapeau du Mexique, défilait aussi dimanche Julian LeBaron, leader d'une communauté de mormons de l'Etat du Chihuahua (nord), dont le fils a été assassiné après avoir été enlevé. Derrière lui, d'autres parents de victimes brandissaient des dizaines de pancartes portant les photos de disparus.

Sur le trajet s'est joint au cortège le père Alejandro Solalinde, un défenseur des droits des immigrés d'Amérique centrale et du Sud qui passent par le Mexique pour gagner les Etats-Unis. Ils sont fréquemment victimes des violences des narcotrafiquants.

En août 2010, 72 immigrants des ces régions ont été assassinés dans une localité du nord du pays par le cartel des Zetas, un gang formé par d'anciens militaires d'élite de l'armée mexicaine.

Avril a été le mois le plus meurtrier au Mexique depuis l'accessions de Felipe Calderon à la présidence, en décembre 2007. Il y a eu en avril 1.402 assassinats, selon le journal Milenio.

104 corps ont notamment été trouvés depuis le 11 avril dans des fosses clandestines à Durango, dans le nord du pays. 183 cadavres ont aussi été découverts dans 40 fosses à San Fernando, dans le nord-est.

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