La police néerlandaise distribue un calendrier aux prisonniers pour résoudre les "cold cases"

Des personnes dans la prison Bijlmer à Amsterdam (Pays-Bas), désormais transformée en centre pour réfugiés, le 13 juillet 2016.
Des personnes dans la prison Bijlmer à Amsterdam (Pays-Bas), désormais transformée en centre pour réfugiés, le 13 juillet 2016. (REMKO DE WAAL / ANP / AFP)

Elle cherche ainsi à obtenir de nouveaux tuyaux de la part des détenus pour faire avancer ces enquêtes vieilles de plusieurs années.

C'est une méthode qui se veut originale, mais surtout plus plus efficace. La police néerlandaise a distribué lundi 9 janvier aux prisonniers des calendriers composés de 52 "cold cases" (affaires non résolues), soit un par semaine. Elle cherche ainsi à obtenir de nouveaux tuyaux de la part des détenus pour faire avancer ces enquêtes vieilles de plusieurs années.

Les Pays-Bas comptent environ 1 500 crimes non résolus, meurtres ou assassinats pour la plupart, considérés comme des "cold cases". Ces enquêtes judiciaires piétinent depuis des décennies et "les témoins jouent souvent un rôle crucial", selon le président de la plateforme Cold Cases Nederland.

Une récompense offerte à chaque page du calendrier

Un calendrier a ainsi été remis aux prisonniers dans cinq établissements pénitentiaires. Il sera ensuite distribué dans toutes les prisons néerlandaises, au terme de cette phase de test. Une récompense est offerte à chaque page du calendrier, pour un montant total de 800 000 euros.

Parmi les affaires non classées du calendrier des détenus, se trouve la disparition de la petite Manon Seijkens, alors âgée de huit ans, le 10 août 1995 à Helmond, au sud des Pays-Bas. Son corps a été retrouvé cinq mois plus tard dans un canal.

Des jeux de cartes similaires sont distribués chaque année aux détenus dans plusieurs Etats américains : chaque carte est consacrée à un "cold case". Des dizaines de meurtres ont ainsi été résolus.