Concert annulé aux Pays-Bas : le conducteur de la camionnette suspecte relâché

La police inspecte une camionnette après l\'annulation d\'un concert à Rotterdam, mercredi 23 août 2017. Le conducteur a été entendu avant d\'être relâché, le lendemain.
La police inspecte une camionnette après l'annulation d'un concert à Rotterdam, mercredi 23 août 2017. Le conducteur a été entendu avant d'être relâché, le lendemain. (ARIE KIEVIT / ANP)

Ce technicien, qui possédait une attestation pour le transport de bonbonnes de gaz, "semblait sous l'influence de l'alcool".

La police néerlandaise dit avoir relâché le conducteur de la camionnette immatriculée en Espagne et contenant des bonbonnes de gaz, jeudi 27 août. Il avait été interpellé la veille à Rotterdam (Pays-Bas), après l'annulation d'un concert du groupe californien Allah-Las, en raison d'une "menace terroriste". Cet Espagnol "a été relâché en début de soirée et n'est plus suspect dans l'enquête", explique le communiqué.

En revanche, un autre individu reste en détention. Interpellé dans la nuit dans le Brabant (sud des Pays-Bas), il "est suspecté d'être impliqué dans la préparation d'un attentat terroriste"

"Au mauvais endroit au mauvais moment"

Le conducteur a été entendu quant à lui "à plusieurs reprises" mercredi et jeudi. Il avait été interpellé à cent mètres de la salle de concert Maassilo, située dans une zone portuaire du sud de la ville, où était prévu le concert. "Durant ces interrogatoires, il a été confirmé qu'il n'y avait pas de lien entre le conducteur et la menace de la soirée", explique la police. Ce technicien, qui possédait une attestation pour le transport de bonbonnes de gaz, "semblait sous l'influence de l'alcool".

Il "s'est trompé plus de deux fois de route", avait indiqué auparavant le chef de la police de Rotterdam Frank Paauw. Les services de déminage ont fouillé la camionnette et "n'ont rien découvert à côté des bonbonnes", tandis qu'une perquisition de son domicile "n'a livré aucun lien pour le moment avec la menace terroriste au Maassilo", avait expliqué la police. "Nous avons plutôt affaire au mauvais homme au mauvais endroit au mauvais moment et avec le mauvais contenu dans son véhicule, qu'à du terrorisme", avait estimé M. Paauw.

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