Panama papers : Cameron admet avoir détenu des parts dans un fonds offshore

(David Cameron, le Premier ministre britannique © MaxPPP)

Après trois jours de polémique, le Premier ministre britannique, David Cameron, a admis dans une interview télévisée avoir détenu des parts un fonds offshore. Des parts qu'il aurait revendues avant d'être nommé.

Depuis trois jours, la pression était insoutenable. Depuis trois jours, les médias et la classe politique commentaient l'implication de David Cameron dans l'enquête des Panama papers. Ce jeudi soir, le Premier ministre anglais a fini par avouer. Dans une interview à la chaîne ITV news , il a admis avoir détenu, avec sa femme, des parts dans un fonds offshore de son père. Mais David Cameron a expliqué qu'il avait revendu ses parts dans ce fonds en 2010 pour environ 37.000 euros quelques mois avant d'être nommé Premier ministre. Des parts qu'ils possédaient dans le Blairmore Investment Trust, un fonds dont les profits ont échappé au fisc britannique pendant trente ans. 

Des parts vendus de manière légale 

Dans un premier temps, Downing Street a répondu par communiqué en invoquant une "affaire privée". Mardi, David Cameron, disait encore ne détenir "aucune action, aucun trust offshore, aucun fonds offshire rien de tout cela". Ce jeudi soir, il a donc dit la vérité. Et dans l'interview, David Cameron a précisé qu'il avait payé des impôts au Royaume-Uni sur les dividendes encaissés lors de la vente de ces parts, estimant qu'il n'y avait rien d'illégal dans sa démarche. 

David Cameron a profité de l'occasion pour préciser l'étendue de son patrimoine ; "deux maisons dont une que je loue, et mon salaire de Premier ministre." Il a aussi indiqué sur ITV News ; "Je n'ai pas d'actions, pas d'investissements; j'ai quelques économies." 

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