Soldat israélien disparu : que sait-on d'Hadar Goldin ?

Des chars israéliens à proximité de la frontière avec la bande de Gaza, le 1er août 2014.
Des chars israéliens à proximité de la frontière avec la bande de Gaza, le 1er août 2014. (JACK GUEZ / AFP)

Un officier de 23 ans a probablement été capturé, ce matin, dans le sud de la bande de Gaza. Francetv info revient sur cet évènement qui pourrait peser sur la suite du conflit. 

La trêve humanitaire de 72 heures entre Israël et le Hamas n'a tenu que quelques heures, vendredi 1er août. Loin de permettre l'ouverture de négociations, ce cessez-le-feu prématurément rompu participe d'un regain de tension au Proche-Orient. Au moins 62 Palestiniens ont été tués près de la ville de Rafah. Coté Israélien, deux soldats sont morts. Enfin, la probable capture d'un lieutenant de 23 ans, Hadar Goldin, vient encore amoindrir les chances d'une pause durable. 

Francetv info revient sur cet évènement qui pourrait peser dans la suite du conflit. En juin 2006, le rapt du soldat franco-israélien Gilad Shalit avait déclenché cinq mois d’opérations militaires israéliennes dans la bande de Gaza. Il avait finalement été libéré en octobre 2011, en échange d’un millier de prisonniers palestiniens. 

Peut-il avoir été capturé par le Hamas ? 

La nouvelle a été annoncée dans la matinée, par le porte-parole de l'armée israélienne. Les premiers éléments "indiquent qu'un soldat a été enlevé" au cours d'un affrontement survenu près de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza. Les précautions employées par le porte-parole laissent peu de doute sur la réalité que le soldat est porté manquant, même si son sort n'est pas entièrement clair. S'il est prisonnier, par qui, où et dans quelles conditions est-il retenu ? Se peut-il qu'il ait été tué ? Impossible de le savoir vendredi. 

Par ailleurs, personne n'a revendiqué un éventuel enlèvement. Le Hamas, qui se défend d'avoir mené une attaque brisant la trêve, a assuré n'avoir mené aucune opération. 

Que sait-on d'Hadar Goldin  ?

L’armée a annoncé l’identité du soldat sans doute enlevé ; il s'agit d'Hadar Goldin, un sous-lieutenant de 23 ans, originaire de Kfar Saba, au nord de Tel-Aviv. Selon le site du quotidien Times of Israel (article en anglais), il appartient à une famille d'immigrant britannique et a deux frères, dont un jumeau, Tzur, et une sœur. Cité par le quotidien, son père, universitaire spécialiste de l'histoire juive et officier de réserve, s'est dit assuré que "l'armée remuera ciel et terre pour ramener Hadar sain et sauf". Times of Israel indique par ailleurs que le militaire s'était fiancé avant le début de l'opération et que sa famille est reliée, de façon "éloignée", à celle du ministre de la Défense, Moshe Ya'alon.

Que sait-on des circonstances de sa possible capture  ?

"A environ 9h30 ce matin", au moment où un cessez-le-feu était théoriquement en cours, "les forces armées israéliennes ont été attaquées alors qu’elles neutralisaient un tunnel" dans la région de Rafah (sud), a expliqué Tsahal dans un communiqué. "Selon les premières indications, un soldat israélien pourrait avoir été enlevé par des terroristes durant cet incident", a poursuivi l’armée israélienne.

L'armée a précisé qu'une heure et demie après le début de la trêve, alors que des familles palestiniennes reprenaient le chemin de leur maison, des soldats de Tsahal qui cherchaient à localiser des tunnels ont été attaqués dans le sud du territoire palestinien. "Des terroristes ont surgi de dessous la terre. L'un au moins était un kamikaze qui a fait sauter la charge qu'il transportait. Il y a eu un échange de tirs", a poursuivi le lieutenant-colonel Lerner, qui a fait état de deux soldats israéliens tués.

Sans revendiquer l'attaque et encore moins le rapt du sous-lieutenant Goldin, le n°2 du Hamas Moussa Abou Marzouk a quant à lui déclaré à l'AFP que "toute opération [du mouvement islamiste] avait été conduite avant le début du cessez-le-feu". Sami Abou Zouhri, porte-parole du Hamas, a pour sa part accusé Israël de vouloir ainsi tromper l'opinion publique internationale et de chercher à dissimuler "le massacre commis à Rafah".

 

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