DIRECT. Gaza : Emmanuel Macron condamne "les violences des forces armées israéliennes contre les manifestants"

Des manifestants palestiniens dans la bande de Gaza le 14 mai 2018.
Des manifestants palestiniens dans la bande de Gaza le 14 mai 2018. (MHMED ALI / CROWDSPARK / AFP)

L'armée israélienne a tué des dizaines de Palestiniens lors de manifestations et de heurts contre le transfert à Jérusalem de l'ambassade des Etats-Unis en Israël.

La journée du lundi 14 mai est symbolique à plus d'un titre au Proche-Orient. L'Etat hébreu célèbre son 70e anniversaire et l'administration Trump inaugure la nouvelle ambassade américaine, transférée de Tel-Aviv à Jérusalem. En retour, des milliers de Palestiniens ont manifesté dans la bande de Gaza. Des heurts ont éclaté dès le matin, et des dizaines de personnes ont été tuées par les soldats israéliens à la frontière.

Lors d'un entretien avec le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, le président de la République, Emmanuel Macron, a fait part de la vive préoccupation de la France sur la situation à Gaza, à Jérusalem et dans les villes palestiniennes. Il a condamné "les violences des forces armées israéliennes contre les manifestants".

Cinquante-deux morts dans la bande de Gaza : c'est le dernier bilan du ministère de la Santé local, établi à 18 heures. Parmi les Palestiniens tués, huit enfants de moins de 16 ans ont été recensés, selon l'ambassadeur palestinien à l'ONU. C'est la journée la plus meurtrière du conflit israélo-palestinien depuis la guerre de 2014 dans l'enclave sous blocus.

 La nouvelle ambassade américaine à Jérusalem a ouvert lundi ses portes dans les murs du consulat américain. Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a réaffirmé à cette occasion l'engagement des Etats-Unis pour une "paix globale et durable entre Israël et les Palestiniens", sans évoquer les événements sanglants de la journée. Le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu a lui remercié Donald Trump, qui a "écrit l'Histoire".

Le président de l'Autorité palestinienne dénonce un "massacre". "Les Etats-Unis ne sont plus un médiateur au Moyen-Orient", a aussi déclaré Mahmoud Abbas. Il a annoncé trois jours de deuil dans les Territoires palestiniens et une grève générale mardi. Peu après, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a défendu l'usage de la force par le droit de son pays à protéger ses frontières contre l'organisation "terroriste" Hamas.

 De nombreuses réactions dans le monde. La Turquie a estimé que les Etats-Unis partageaient la responsabilité du "massacre". Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, s'est dit "particulièrement inquiet". L'Afrique du Sud a rappelé son ambassadeur en Israël. Tandis que le Koweït a demandé la tenue mardi d'une réunion publique du Conseil de sécurité sur la situation au Proche-Orient.

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