Obama demande au Pakistan d'enquêter sur le "réseau de soutiens" dont aurait bénéficié Ben Laden dans ce pays

Barack Obama (archives)
Barack Obama (archives) (AFP - Saul LOEB)

Les Pakistanais "ont assuré qu'ils souhaitaient trouver de quels types de soutiens Ben Laden aurait pu bénéficier", a dit dimanche le président des Etats-Unis dans un long entretien à la chaîne CBS.

Les Pakistanais "ont assuré qu'ils souhaitaient trouver de quels types de soutiens Ben Laden aurait pu bénéficier", a dit dimanche le président des Etats-Unis dans un long entretien à la chaîne CBS.

"Nous ne savons pas s'il y a pu y avoir des gens [qui ont aidé Ben Laden, NDLR] au sein ou à l'extérieur du gouvernement. Nous devons enquêter là-dessus, et encore plus important, le gouvernement pakistanais se doit d'ouvrir une enquête", a déclaré Barack Obama, une semaine après la mort du chef du réseau Ben Laden, tué par un commando américain à Abbotabad, ville située à une soixantaine de kilomètres de la capitale pakistanaise, Islamabad.

Le président des Etats-Unis a par ailleurs dit que son pays espérait porter le "coup de grâce" à Al Qaïda. Il a indiqué que des informations contenues dans des ordinateurs saisis au domicile de Ben Laden étaient en cours d'exploitation. Ces informations "peuvent nous mener à d'autres terroristes que nous recherchons depuis longtemps", a-t-il estimé.

Dans le même temps, le conseiller de Barack Obama pour la sécurité nationale, Tom Donilon, a demandé à Islamabad de permettre aux Américains d'interroger en détention les trois épouses du chef d'Al Qaïda. Signe de la dégradation des relations entre les deux pays, Tom Donilon a assuré qu'aucun interrogatoire n'était prévu pour l'instant. Il a par ailleurs précisé qu'aucune visite au Pakistan du locataire de la Maison blanche n'était programmée. L'administration américaine avait pourtant annoncé courant octobre qu'une telle visite aurait lieu cette année.

Dans son entretien sur CBS, Barack Obama a cherché à calmer diplomatiquement le jeu. "Nous n'avons aucune preuve que le gouvernement d'Islamabad était au courant" du lieu où se cachait Oussama Ben Laden. Le Pakistan, qui a protesté contre la violation de sa souveraineté lors de l'opération commando, a menacé de revoir sa coopération militaire avec les Etats-Unis si une telle opération était à nouveau menée.

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