Obama en Arabie Saoudite : le projet de loi sur le 11-Septembre fâche Ryad

Le président américain Barack Obama et le roi Salman d\'Arabie Saoudite, en septembre 2015, lors d\'une rencontre à la Maison Blanche.
Le président américain Barack Obama et le roi Salman d'Arabie Saoudite, en septembre 2015, lors d'une rencontre à la Maison Blanche. (AFP/ DPA/ Olivier Douliery )

Un nouveau texte de loi américain, à l’étude au Congrès, permettrait aux familles de victimes de terrorisme de poursuivre en justice des Etats étrangers. L’Arabie Saoudite est en ligne de mire et l’affaire empoisonne les relations entre les deux pays.


L’heure du vote n’a pas sonné mais Barack Obama a déjà annoncé son veto.
Interrogé le 18 avril 2016 par la chaîne américaine CBS News, le président américain a clairement exprimé son opposition au nouveau projet de loi. Une manière sans doute de calmer la tension à la veille de sa visite en Arabie Saoudite.
 
Les menaces de Riyad
Riyad n’apprécie pas du tout le projet de loi américain et le fait savoir. Selon le New York Times, le ministre des Affaires étrangères saoudien, Adel Al-Jubeir, avait mis en garde des élus américains contre les conséquences de l’adoption d’un tel texte. Il a notamment menacé de vendre quelques 750 milliards de dollars d’actifs américains.
 
Pourquoi l’Arabie Saoudite est concernée ?
Si le texte est voté, la nouvelle loi permettra aux familles des victimes de terrorisme sur le sol américain de poursuivre en justice des Etats étrangers, pour des dédommagements. Or, les attentats du 11-Septembre sont les seuls à avoir été commis aux Etats-Unis et la plupart des auteurs étaient des Saoudiens.

Aucune implication de Ryad n’a jamais été démontrée et l'attentat a été revendiqué par al-Qaïda. Mais de nombreuses questions sur le rôle de l'Arabie dans le financement de cette organisation terroriste restent sans réponse.  
  
Le financement d’al-Qaïda en question
Le Français Zacarias Moussaoui, condamné pour ces liens avec les attentats du 11-Septembre, avait récemment assuré à des avocats américains que des membres de la famille royale saoudienne avaient versé des millions de dollars à al-Qaïda dans les années 90. Cette affirmation, démentie par Ryad, avait rouvert le débat à Washington sur la nécessité de déclassifier une partie du rapport de la commission d’enquête américaine sur le 11- Septembre.
 
28 pages qui portent peut-être sur le rôle de l'Arabie Saoudite et qui n’ont jamais été rendues publiques.
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