Moyen-Orient : plein soutien à Erdogan après l’échec du putsch en Turquie

Le président turc Recep Tayyip Erdogan à l\'aéroport d\'Istanbul le 16 juillet 2016
Le président turc Recep Tayyip Erdogan à l'aéroport d'Istanbul le 16 juillet 2016 (AFP/ Husseyin Aldemir)

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a accumulé, le 16 juillet 2016, des déclarations de soutien au lendemain de la tentative de coup d'Etat militaire ratée qui a fait au moins 265 morts.


C’est le Qatar qui ouvre le bal des félicitations. Le plus proche allié d'Ankara dans le Golfe, a salué le  président turc pour avoir mis en échec le putsch.
L'émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, a appelé en personne Reccep Tayyip Erdogan et l'a «félicité pour le soutien du peuple de Turquie à son régime et contre le coup d'Etat militaire raté», comme le précise  l'agence de presse officielle qatarie QNA.

Le riche émirat pétrolier, a signé un accord de défense avec Ankara en 2014. Il comprend notamment l'établissement de bases turques dans l'émirat et des entraînements communs.
Les deux pays sont également sur la même longueur d’ondes concernant la Syrie. Ils soutiennent les rebelles contre le président Bachar  al-Assad.
 
Le royaume wahhabite et «le gouvernement élu»
L'Arabie saoudite s'est pour sa part «réjoui du retour à la normale en Turquie sous la conduite du président Erdogan et de son  gouvernement élu», selon le communiqué du ministère des Affaires  étrangères.
L'émir du Koweït cheikh Sabah al-Ahmad Al-Sabah a félicité le président  turc pour «la victoire de la démocratie" tandis que Bahreïn rejetait «toute  tentative de miner la légitimité constitutionnelle en Turquie».
 
L’Iran  et la «défense de la démocratie»
La République islamique n’est pas en reste. L'Iran, premier soutien du régime Assad, a félicité le peuple turc pour «sa défense de la démocratie et de son gouvernement élu» selon les termes du ministre des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif,
 
Israël et «la réconciliation»
L‘Etat Hébreu met en avant la réconciliation conclue fin juin après six ans de brouille diplomatique. «Israël compte sur la poursuite du processus de réconciliation avec la Turquie»  peut-on  un communiqué publié par le ministère des Affaires étrangères.
 
Côté palestinien, le mouvement Hamas allié de la Turquie, a «dénoncé la tentative ratée de coup d'Etat» et «félicité le peuple  et les dirigeants turcs pour avoir réussi à protéger la démocratie».
          
Pas de commentaire officiel en Syrie. L'agence de presse SANA souligne le bilan des «évènements en Turquie» qui s'élève à 265 morts et 1440 blessés.       
              
            
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