Arabie Saoudite : comment le roi Salman boude Obama

Le roi Salman ben Abdel Aziz  dans son palis avec le président américain Barack Obama le 20 avril 2016.
Le roi Salman ben Abdel Aziz  dans son palis avec le président américain Barack Obama le 20 avril 2016. (AFP/Jim Watson)

Pour la dernière visite de son mandat en Arabie Saoudite, le 20 avril 2016, Barack Obama a eu droit au service minimum à son arrivée. Le roi Salman ne s’est pas déplacé à l’aéroport pour accueillir le président américain. Une manière de marquer le mécontentement de Ryad vis-à-vis de la politique étrangère des Etats-Unis.


Le roi Salman a brillé par son absence sur le tarmac de l’aéroport international Roi Khaled, le 20 avril 2016. Le souverain wahhabite ne s’est pas déplacé pour accueillir le président des Etats-Unis. La mission a été confiée au gouverneur de Ryad, le prince Faisal Bin AbdelAziz. Et l’arrivée de Barack Obama n’a pas été retransmise en direct à la télévision nationale, comme c’est le cas généralement lors de la visite d’un dirigeant étranger.

Le gouverneur de Riyad, le prince Faisal Bin AbdelAziz accueille le président amériicain sur le tarmac de l\'aéroport de Riyad, le 20 avril 2016.
Le gouverneur de Riyad, le prince Faisal Bin AbdelAziz accueille le président amériicain sur le tarmac de l'aéroport de Riyad, le 20 avril 2016. (AFP/ Jim Watson)

 
Bienvenue aux dirigeants du Golfe
Le roi Salman, qui s’est contenté de recevoir le président américain dans son palais, a voulu montrer son mécontentement. La preuve, il s'est rendu un peu plus tard à l'aéroport pour souhaiter la bienvenue aux monarques du Golfe qui doivent participer au sommet des six pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) en présence du président américain.
 

«Les photos du roi Salman accueillant les dirigeants des pays du CCG»   
 
Une alliance en souffrance
Si les relations entre Washington et Ryad n’ont pas toujours été très simples, les alliés de toujours semblent au bord du divorce. La grande puissance sunnite du Moyen-Orient n’a pas du tout apprécié le rapprochement des Etats-Unis avec l’Iran chiite depuis les négociations sur le nucléaire. Autres points de discorde : la non-intervention en Syrie contre le régime Assad et, dernièrement, un projet de loi sur le 11-Septembre qui permettrait d’en savoir plus sur le financement d’al-Qaïda.
 
On est bien loin de la visite de janvier 2015, lorsque le roi Salman, qui venait tout juste d’accéder au trône, accueillait en grande pompe Barack et Michelle Obama à Ryad.
 
 
Le roi Salman en compagnie du président américain Barack Obama et son épouse Michelle à l\'aéroport de Riyad le 27 janvier 2015.
Le roi Salman en compagnie du président américain Barack Obama et son épouse Michelle à l'aéroport de Riyad le 27 janvier 2015. (AFP/Saul Loeb)

 

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