Michelle Bachelet réélue présidente du Chili

(Ivan Alvarado Reuters)

Michelle Bachelet va faire son retour au palais présidentiel de La Moneda. Donnée gagnante avant même sa candidature, elle n'a pas été inquiété par sa rivale de droite Evelyn Matthei qui n'a obtenu que 38% des voix et a reconnu sa défaite. La présidente a promis de mettre en oeuvre de profondes réformes sous 100 jours.

Michelle Bachelet, pédiatre de 62 ans, partait grande favorite. Elle avait été la première femme élue à la tête du Chili en 2006. Elle avait terminé son premier mandat (2006-2010) avec une popularité record, mais n'avait pas pu se représenter immédiatement, la Constitution interdisant d'exercer deux mandats consécutifs. Elle avait alors été nommée directrice exécutive de l'ONU Femmes à New York, avant d'annoncer sa candidature à la présidence en mars.

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D'ambitieuses réformes promis sous 100 jours

Au cours de la campagne, l'ex-présidente socialiste a promis de mettre en marche dans les 100 jours après son élection un ambitieux programme de réformes. Elle souhaite notamment revoir la Constitution de 1980 héritée de la dictature, mettre en oeuvre une réforme fiscale, instaurer une éducation publique de qualité, améliorer le système de santé et les services publics.

Les deux femmes, rivales de cette présidentielle, avaient la particularité de partager un passé commun. Toutes deux filles de généraux de l'Armée de l'air et amis proches, elles ont partagé les jeux de l'enfance et l'ambiance familiale d'une base militaire. Mais après le coup d'Etat d'Augusto Pinochet en 1973, leurs destins ont pris des chemins opposés. Alberto Bachelet a été torturé à mort pour sa fidélité à l'égard du président déchu Salvador Allende. De son côté, Fernando Matthei a rejoint la junte militaire.

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