Mali. Une intervention militaire possible en 2013

Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, le 3 septembre 2012.
Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, le 3 septembre 2012. (GEORGES GOBET / AFP)

L'Union européenne va apporter son soutien logistique à l'armée malienne pour reconquérir le nord du pays, indique le ministre de la Défense dans un entretien à "La Croix".

Il pourra bien y avoir une intervention militaire au Mali en 2013, mais au final, ce n'est pas la France seule mais l'Union européenne qui va apporter son soutien à l'armée malienne pour reconquérir le nord du pays. Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, le confirme dans un entretien au quotidien La Croix, lundi 24 décembre.

"L'intervention militaire pourra avoir lieu au premier semestre de l'année prochaine, déclare Jean-Yves Le Drian. Un contingent européen de 400 militaires sera constitué au début de l'année prochaine, puis envoyé au Mali pour former l'armée malienne", précise le ministre. L'armée française apportera un "soutien technique" à la force constituée par les Etats de l'Afrique de l'Ouest, dans les domaines de la logistique, de l'observation, du renseignement et de la formation. Les Etats-Unis y participeront également.

Une force de 3300 hommes

Interrogé sur la situation des otages français au Mali, le ministre reconnaît qu'elle est "compliquée". "Les prises d'otages sont dans une logique infernale, que nous ne pouvons pas laisser évoluer ainsi", lance-t-il.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté à l'unanimité, jeudi 20 décembre, une résolution autorisant le déploiement d'une force africaine pour une période initiale d'un an afin de reprendre le contrôle du nord du Mali, tombé en avril aux mains d'islamistes et de rebelles touaregs. La force africaine, qui prendra le nom d'Afisma (African-led International Support Mission in Mali), devrait compter jusqu'à 3 300 hommes. Mais son intervention reste encore soumise à de nombreuses conditions, et la porte des négociations politiques n'est pas fermée. La semaine dernière, le Conseil de sécurité laissait d'ailleurs plutôt entrevoir une offensive à l'automne 2013.