Mali. Diabali est toujours aux mains des islamistes

Les soldats maliens sont déployés sur une base près de Bamako (Mali), pendant la visite du président malien à l\'occasion de l\'arrivée des troupes françaises, le 16 janvier 2013.
Les soldats maliens sont déployés sur une base près de Bamako (Mali), pendant la visite du président malien à l'occasion de l'arrivée des troupes françaises, le 16 janvier 2013. (ERIC FEFERBERG / AFP)

Selon le maire de la localité, les soldats français et maliens ont repris la ville, ce matin. Mais le ministère français de la Défense a démenti l'information.

C'est le maire de la ville qui a annoncé la nouvelle, vendredi 18 janvier : les militaires français et maliens auraient repris le contrôle de Diabali, localité stratégique du centre du Mali. Située sur la ligne de démarcation entre les jihadistes liés à Al-Qaïda et les forces franco-maliennes, elle avait été conquise le 14 janvier par les islamistes. "Les forces présentes en ville effectuent actuellement des opérations de ratissage", a déclaré Oumar Diakité, le maire, à l'agence Reuters, par téléphone.

Des informations démenties par le ministère français de la Défense, vendredi après-midi."Aucune action n'a été conduite dans le secteur", a affirmé le colonel Thierry Burkhard le porte-parole de l'état-major des armées. "A ma connaissance aucune action n'a été conduite dans le secteur", a ajouté le porte-parole. "Selon nos informations, les groupes terroristes sont imbriqués avec la population dans la localité de Diabali. C'est une façon de limiter nos frappes puisqu'ils savent très bien" que dans ces conditions "on ne tire pas", a expliqué le colonel.

Konna sous contrôle malien

L'armée malienne, appuyée par les troupes françaises, a aussi repris sa progression vers le nord du Mali et, jeudi, le contrôle de la ville de Konna. Egalement située dans le centre du Mali, elle était entre les mains des islamistes depuis le 10 janvier. "Les combats les plus importants se sont déroulés à Ndégué, à 20 km de Konna. Nous avons écrasé l'ennemi", a assuré à l'AFP le colonel Didier Dakouo, qui dirige les forces maliennes dans le secteur.

L'information a été confirmée par une source de sécurité régionale et par des habitants de la zone, joints par l'AFP. La région reste inaccessible aux observateurs indépendants. Il a fallu de nouvelles frappes aériennes françaises, jeudi, pour que les soldats maliens puissent entrer dans la ville, a précisé une source de sécurité. 

Vendredi, 1 8000 soldats français sont déjà présents au Mali, un chiffre qui devrait prochainement atteindre 2 500 hommes, selon Paris. De son côté, le ministre des Affaires étrangères français participera samedi à Abidjan (Côte d'Ivoire) au sommet de la Cédéao consacré au Mali. Laurent Fabius demandera l'accélération du déploiement de la force africaine dans le pays.