Le Mali se dote d'une force spéciale de 1 200 hommes

Cette force sera notamment chargée de protéger Dioncounda Traoré, le président par intérim agressé en mai 2012.
Cette force sera notamment chargée de protéger Dioncounda Traoré, le président par intérim agressé en mai 2012. (SEYLLOU / AFP)

MALI - Le gouvernement de transition a annoncé la création d'un "corps d'élite" pour protéger ses institutions.

Pour protéger ses fragiles institutions, le Mali va se doter d'une force spéciale, un "corps d'élite indépendant de 1 200 éléments", a annoncé lundi 9 juillet le gouvernement de transition.

Dans son communiqué, il précise que cette force sera "placée sous l'autorité directe du Premier ministre" et qu'elle assurera la sécurité de ce dernier ainsi que celle du chef de l'Etat, du président de l'Assemblée nationale et des présidents des autres institutions de la République mises en place pour un an.

Le président agressé il y a un mois

Réunis samedi 7 juillet à Ouagadougou (Burkina Faso), des chefs d'Etat ouest-africains ont "exhorté" le président par intérim, Dioncounda Traoré, à demander "sans délai" à la Cédéao (Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest) et l'ONU l'envoi d'une force africaine au Mali, dont la première mission aurait été de protéger les institutions à Bamako et Traoré lui-même.

Mais, de source proche du président, on souligne que "par fierté nationale", il souhaitait que sa protection soit assurée par des Maliens. Dioncounda Traoré avait été violemment agressé par une foule en colère à Bamako, le 21 mai. Il réside depuis à Paris.