Mali : les islamistes arrêtent les femmes non voilées à Tombouctou

(SIPA Autre)

Les islamistes ont commencé jeudi à arrêter les femmes qui ne portent pas le voile à Tombouctou, au Mali. Depuis le mois de mars, le nord du pays est tombé aux mains de groupes alliés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui souhaitent imposer la charia (loi islamique).

Les islamistes s'imposent de plus en plus dans le nord du Mali. Depuis jeudi, à Tombouctou, ils arrêtent les femmes qui ne portent pas le voile, puisqu'ils tentent d'imposer la charia, loi islamique. Ils ont également décrété que toute femme rencontrée dans la rue après 23h doit être "conduite en prison ".

"Depuis mercredi soir, ils rendent visite à des imams pour leur dire que, désormais, toutes les filles doivent s'habiller décemment ", a confirmé un habitant du quartier Bellah Farandi, à Tombouctou. Les imams ont également été informés de la création d'une "prison pour femmes " et des différents montants d'amendes que les "contrevenants à la loi islamique " doivent payer.

Multiplication des violences "au nom de la charia"

Jeudi, Amnesty International a dénoncé la multiplication des violences infligées "au nom de leur interprétation de la charia" : exécution par lapidation d'un couple non marié, amputations de présumés voleurs, flagellations de buveurs d'alcool ou de fumeurs.

Depuis le putsch militaire du 22 mars, le nord du Mali est tombé aux mains des groupes islamistes Ansar Dine (Défense de l'islam) et Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), alliés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Les états d'Afrique de l'Ouest tente de préparer une intervention. Jeudi le Premier ministre malien rencontrait Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, à Paris.

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