Mali : la junte militaire promet de quitter le pouvoir "dans les jours qui viennent"

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Elle était arrivée au pouvoir par un coup d'État le 22 mars. Pressée par la communauté internationale, débordée par la rébellion qui frappe le nord du pays, la junte militaire a accepté hier de se retirer dans les prochains jours, au profit d'un gouvernement d'union nationale.

Elle avait pris le pouvoir par la force, mais n'a jamais été en capacité de l'exercer. Acculée par la menace d'un embargo de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), la junte militaire au pouvoir au Mali a finalement accepté de se retirer. Au terme d'un accord conclu hier à Bamako, son chef, le capitaine Amadou Sanogo, promet à la Cédéao "le transfert du pouvoir dans les jours qui viennent" à un gouvernement civil, transitoire et d'unité nationale. En contrepartie, les auteurs du coup d'État du 22 mars, qui avait renversé le président Amadou Toumani Touré, se sont vu assurer l'amnistie.

Élections compromises à court terme

Mais le nord du pays est toujours en proie à la violence et à l'anarchie, depuis les premières offensives, mi-janvier, d'une rébellion menée par des groupes touaregs et islamistes. Les trois principales villes du nord Mali, Gao, Kidal et Tombouctou, sont tombées aux mains des rebelles, qui ont proclamé l'indépendance de la région. La priorité du président par intérim, Dioucounda Traoré, et de son gouvernement sera de tenter de pacifier cette zone, où les habitants sont en proie aux exactions. Du fait de la situation, la tenue d'élections, prévue dans un délai de 40 jours, pourrait être compromise à court terme.

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