Loi adoptée pour la tenue de législatives en 2010

Le chef de la commission électorale, Faraj al-Haïdari
Le chef de la commission électorale, Faraj al-Haïdari (© AFP PHOTO/SAFIN HAMED)

Le Parlement irakien a adopté dimanche la loi électorale sur la tenue de législatives début 2010

Le Parlement irakien a adopté dimanche la loi électorale sur la tenue de législatives début 2010Le Parlement irakien a adopté dimanche la loi électorale sur la tenue de législatives début 2010

La commission électorale irakienne avait fixé à jeudi la date limite pour l'adoption de la loi nécessaire à la tenue du scrutin de janvier. Il s'agira des 2e législatives en Irak depuis la chute de Saddam Hussein en 2003.

Il aura fallu des semaines de discussions entre Arabes et Kurdes, et des pressions de l'ONU, de dirigeants religieux et des USA.

L'ambassadeur US Christopher Hill, présent dimanche au parlement irakien, a fait la navette toute la journée entre les différents camps pour les amener à un accord.

Samedi, le chef de la commission électorale Faraj al-Haïdari a répété qu'organiser les élections le 16 janvier était "impossible". "Nous dirons, une fois la loi votée, de combien de jours nous avons besoin pour l'organisation du scrutin. Nous pouvons le faire entre le 16 et le 31 janvier, date limite selon la Constitution", avait-il dit.

Il a fallu beaucoup de patience pour trouver un compromis sur la question de la riche province pétrolière de Kirkouk, disputée par les Arabes et les Turcomans d'une part et les Kurdes de l'autre. Arabes et Turcomans affirment que les Kurdes sont venus en masse depuis 2003 pour modifier la répartition ethnique de la population de la province. Les Kurdes, au contraire, assurent qu'ils n'ont fait que revenir après en avoir été chassés par Saddam Hussein, et ils souhaitent que les listes électorales correspondent à la démographie actuelle. Aux termes du texte de la loi, les députés ont décidé que, "dans la province de Kirkouk et dans les provinces où il y a des contestations sur les registres électoraux" - en raison d'un fort accroissement de la population depuis 2003 -, les résultats ne seront pas définitifs.

15.000 bureaux de vote doivent être préparés et 50.000 personnes être formées pour le scrutin. L'Irak sera composé de 19 circonscriptions représentant les 18 provinces et les Irakiens de l'étranger.

Vous êtes à nouveau en ligne