Les Six et l'Iran vont "intensifier" le dialogue

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad (© France 2 (24-9-2007))

Les "Six" chargés de discuter du nucléaire iranien ont convenu jeudi avec Téhéran d'intensifier leur dialogue

Les "Six" chargés de discuter du nucléaire iranien ont convenu jeudi avec Téhéran d'intensifier leur dialogueLes "Six" chargés de discuter du nucléaire iranien ont convenu jeudi avec Téhéran d'intensifier leur dialogue

L'Iran s'est engagé à laisser l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique) visiter le site d'enrichissement de Qom d'ici deux semaines.

Barack Obama a indiqué pour sa part que "l'Iran doit démonter par des mesures concrètes qu'il assumera ses responsabilités concernant son programme nucléaire".

Le groupe des 5+1 (Russie, Chine, France, Etats-Unis, Royaume-Uni plus l'Allemagne) et le négociateur iranien Saïd Jalili ont commencé leurs travaux jeudi à Genève sous la houlette de l'UE.

Saïd Jalili a indiqué que ces discussions avait été l'occasion de dissiper des inquiétudes.Il a confirmé que les discussions se poursuivraient mais a réaffirmé que Téhéran ne renoncerait pas à son droit à la technologie nucléaire.

Les représentants des six grandes puissances ont aussi "convenu en principe que l'uranium faiblement enrichi en Iran sera exporté dans d'autres pays pour être totalement enrichi", a indiqué le chef de la diplomatie européenne, Javier Solana.

Le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Mohamed ElBaradeï, devrait se rendre prochainement en Iran, a indiqué l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), à Vienne.

Les Six et l'Iran semblent donc avoir réussi à relancer le dialogue, au point mort depuis 14 mois, juste après la révélation d'un second site d'enrichissement d'uranium en Iran, près de Qom, et des tirs lundi de missiles longue portée capables d'atteindre Israël.

Pour les discussions de Genève, le diplomate en chef de l'Union européenne, Javier Solana, qui dirige l'entretien, était accompagné des directeurs politiques des 5+1, la Chine, la Russie, la France, les Etats-Unis, le Royaume-Uni et l'Allemagne.

Le groupe des 5+1 est déterminé à obtenir des garanties sur le programme nucléaire iranien, qu'il soupçonne d'avoir des fins militaires, ce dont Téhéran se défend. Cependant, une seule journée de discussions positives ne devrait pas suffir à chasser les doutes des "Six".

Si pour le représentant français Jacques Audibert le but de la journée "n'était pas de parler de sanctions", Washington n'entend pas relâcher la pression.

Les Etats-Unis mettent l'Iran en garde
La Maison Blanche a menacé jeudi l'Iran de nouvelles sanctions s'il essayait d'utiliser le processus relancé à Genève pour gagner du temps.

Barack Obama a jugé les discussions de Genève de "constructives" mais a réclamé qu'elles soient suivies d'actes concrets de la part de la République islamique, sinon il augmentera la pression sur elle.

La République islamique doit fournir aux inspecteurs internationaux un accès "sans restriction" à un site nucléaire dont l'existence était jusqu'alors secrète, a-til dit.

"Notre patience n'est pas illimitée". "Nous n'allons pas parler pour le plaisir de parler" et si l'Iran n'honore pas ses obligations internationales, a-t-il averti.

Les Etats-Unis ont, par ailleurs, demandé, à l'Iran de résoudre la question des Américains emprisonnés.

Trois randonneurs, Joshua Fattal, Shane Bauer et Sarah Shourd, ont été arrêtés fin juillet en Iran pour "entrée illégale" dans le pays depuis le Kurdistan irakien. D'autre part, l'universitaire d'origine iranienne Kian Tajbakhsh et l'homme d'affaires à la retraite d'origine iranienne Reza Taghavi figurent également parmi les Américains détenus.

Un autre américain, Robert Levinson, est également porté disparu en Iran depuis mars 2007.

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