Les négociations de paix reprennent entre Israéliens et Palestiniens

(Maxppp)

Les négociations de paix entre Israéliens et Palestiniens, gelées depuis trois ans, vont reprendre à Washington dès lundi soir. Le gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu a démontré, ce dimanche, sa volonté de rouvrir le processus de paix, en approuvant la libération de 104 prisonniers, condition fixée par Mahmoud Abbas pour prendre part aux pourparlers.

Les pourparlers de paix entre Israéliens et Palestiniens, bloqués depuis trois ans et demie, vont reprendre. C'est ce qu'ont annoncé les deux parties, qui se rencontreront lundi et mardi à Washington. 

Le gouvernement israélien avait ouvert ce dimanche la possibilité d'une fin de conflit. Il avait en effet approuvé la libération des 104 prisonniers palestiniens. Mahmoud Abbas, le Président de l'Autorité palestinienne, en avait fait sa  condition sine qua none  pour reprendre les négociations de paix.

Les Palestiniens ont immédiatement salué le feu vert du gouvernement israélien. "Nous estimons qu'il d'agit d'une étape importante et espérons pouvoir saisir l'opportunité fournie par les efforts de l'administration américaine pour parvenir à un accord de paix durable et juste ", a déclaré Saëb Erakat, le négociateur palestinien. 

Les pourparlers entre Israël et Palestine vont sans doute repartir mardi prochain, à Washington, après trois ans sans dialogue. 

Un référendum pour un accord de paix

Mais cela ne s'arrête pas là. Le conseil des ministres israélien a également adopté un projet de loi qui prévoit de soumettre à référendum tout accord de paix avec les Palestiniens. Une décision qui n'est pas négligeable quand on sait que d'après un récent sondage publié par le quotidien local Haaretz (en anglais), 55 % des Israéliens se disent favorables à une telle mesure.

"C'est important que, pour
de telles décisions historiques, chaque citoyen vote directement sur un sujet
qui va décider de l'avenir du pays
", a déclaré le Premier ministre, Benjamin Netanyahu. Après la décision de libérer 104 Palestiniens, c'est donc le deuxième signe d'apaisement d'Israël envoyé ce dimanche à son voisin.

Un projet "urgent " et "important "

Selon un compte-rendu de la réunion, le gouvernement a vu l'approbation de
ce projet comme "urgent et important " et a indiqué qu'il demanderait au
Parlement - la Knesset - de se prononcer rapidement dessus. Les médias israéliens ont indiqué que le texte pourrait être présenté cette
semaine au Parlement pour une première lecture.

Le référendum serait ainsi la dernière étape pour entériner un accord de
paix après l'approbation du gouvernement puis celle du Parlement.
Ce projet de loi est vu comme un geste envers les ministres de droite qui
appréhendent les concessions qui pourraient être demandées à Israël lors des
négociations.
Il obligerait ainsi la tenue d'une consultation populaire dans le cas où
des territoires sous le contrôle israélien sont cédés en vertu d'un accord de
paix ou d'une décision du cabinet.