Les indignés français prennent leurs quartiers à la Défense

Des indignés français sur le parvis de la Défense, quartier d\'affaires à l\'ouest de Paris, le 4 novembre 2011. 
Des indignés français sur le parvis de la Défense, quartier d'affaires à l'ouest de Paris, le 4 novembre 2011.  (JOHANNA LEGUERRE / AFP)

Environ quatre cents manifestants sont réunis dans le quartier d'affaires parisien vendredi soir et certains s'apprêtent à y passer la nuit. 

Cela fait maintenant une semaine qu'ils sont installés au pied de la Grande Arche. Des "indignés" français occupent toujours le quartier d'affaires de la Défense, près de Paris, pour soutenir le mouvement "Occupy Wall Street" né aux Etats-Unis, mais inspiré des "Indignados" espagnols. Environ quatre cents personnes y étaient réunies vendredi 11 novembre au soir, et certains s'apprêtent à y passer la nuit. 

Les manifestants, qui dénoncent la mainmise des marchés financiers sur les économies nationales, se sont constitués un nouveau campement fait de cartons et de sacs de couchage. Certains affirment avoir obtenu une autorisation préfectorale pour manifester jusqu'à 22h, information qui n'a pas été confirmée de source préfectorale. Des pancartes portant des slogans ("Sois le changement que tu veux voir dans le monde", "Je peux, donc je gêne") joncheent le sol.

Campement de fortune

Sur le parvis du quartier d'affaires, à plusieurs dizaines de mètres du centre commercial des Quatre temps, un endroit est dédié à "la cuisine" où des vivres sont recouverts de bâches et où l'on sert le café. "Le but est d'installer un campement décent, avec des tentes, car il fait froid, mais c'est difficile", expliquait Christophe, un jeune homme de 26 ans, qui travaille dans le webmarketing et n'a pas souhaité donner son nom.

"Tout ce qui peut représenter pour nous un certain confort, les policiers le dégagent", déplore Francine, une femme âgée d'une cinquantaine d'années. "Ce [vendredi] matin, ils ont chargé pour enlever des cartons. Les forces de l'ordre ont une position ambivalente, constate Gary, 25 ans, qui suit le mouvement depuis le début. De temps en temps, ils discutent avec nous et on leur propose de boire un café. A d'autres moments, ils reçoivent des ordres et changent d'attitude en montrant les crocs."

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