Les Etats-Unis et l'UE menacent prendre de nouvelles mesures si les autorités syriennes ne renoncent pas à la violence

Alain Juppé, le 17 janvier 2011.
Alain Juppé, le 17 janvier 2011. (AFP / Jean-Pierre Muller)

La porte-parole de la diplomatie européenne a indiqué qu'elle avait averti récemment le ministre syrien des Affaires étrangères qu'un "certain nombre d'initiatives" étaient envisagées.Par ailleurs et selon Alain Juppé, Paris et Londres sont sur le point de réunir les voies nécessaires à l'adoption d'une résolution du Conseil de sécurité de l'Onu.

La porte-parole de la diplomatie européenne a indiqué qu'elle avait averti récemment le ministre syrien des Affaires étrangères qu'un "certain nombre d'initiatives" étaient envisagées.

Par ailleurs et selon Alain Juppé, Paris et Londres sont sur le point de réunir les voies nécessaires à l'adoption d'une résolution du Conseil de sécurité de l'Onu.

"Nous sommes encore menacés d'un veto russe et d'un veto chinois. Il semble qu'une majorité de neuf voix est en train de se dessiner en ce moment même", a déclaré le ministre français des Affaires étrangères à l'Assemblée.

"Nous ne sommes pas seuls". "Pour obtenir une résolution du Conseil de sécurité, il faut éviter le veto d'un membre permanent et ensuite réunir neuf voix. Nous nous battons avec nos amis britanniques depuis des jours, voire des semaines pour arriver à ce résultat", a précisé M. Juppé.

Le chef de la diplomatie française a rappelé que la France avait "incité le président Bachar al-Assad à engager un programme de réformes pour tenir compte des aspirations de son peuple".

"Nous ne pratiquons pas une politique de deux poids et deux mesures. Nous avons soutenu partout la grande aspiration des peuples à la démocratie et à la liberté et nous le faisons s'agissant de la Syrie sans aucune espèce d'ambiguïté", a ajouté le ministre.

La répression des manifestations qui ont débuté le 18 mars à Deraa, dans le Sud du pays, a déjà valu des sanctions américaines et européennes à plusieurs dirigeants syriens.

Les mouvements de défense des droits de l'homme locaux évaluent le bilan à 700 morts au moins parmi les civils.