Les élections législatives en Turquie sous haute surveillance

(Dernier meeting du parti social-démocrate samedi à Istanbul sous surveillance policière © Radio France / Yves Izard)

Les Turcs votent ce dimanche pour la deuxième fois en moins de six mois. En juin, le président Erdogan n'avait pas obtenu la majorité absolue. Un gouvernement de coalition n'avait pas pu être formé, d'où ces nouvelles élections. Mais d'après les derniers sondages, l'AKP ne ferait pas mieux qu'il y a cinq mois.

Plus de 54 millions d’électeurs, 75.000 bureaux de vote, 16 partis, 21 candidats indépendants, voilà les chiffres de ces 26e élections législatives en Turquie.  

300 observateurs internationaux 

Les bureaux ouvrent de 8h à 17h, et une heure plus tôt dans l’est du pays où le scrutin, après une campagne très compliquée, sous couvre-feu, se déroulera sous très haute surveillance. Quelque 400.000 policiers et gendarmes sont déployés en particuliers dans cette région. L’achat d’alcool est interdit, tout comme le port d’armes et 300 observateurs internationaux sont en place.

L'AKP veut reprendre la majorité absolue

C’est un scrutin qui devrait voir une participation encore en hausse, plus que les 87% de juin. Les Turques résidants à l’étranger ont déjà voté très massivement. L’enjeu est important. Car à travers cette nouvelle élection, le président islamo-conservateur Erdogan voudrait renforcer ses prérogatives. Mais en juin, les turcs ont dit non, en empêchant l’AKP d’obtenir la majorité absolue qu’il détenait depuis treize ans. 

Jour de vote en Turquie : à Istanbul, le reportage d'Yves Izard
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