Les démissionnaires pourraient retrouver de hautes fonctions politiques après les élections de novembre

Le chef de la junte militaire birmane, le généralissime Than Shwe; l\'opposante Aung San Suu Kyi
Le chef de la junte militaire birmane, le généralissime Than Shwe; l'opposante Aung San Suu Kyi (AFP)

"Tous les grands dirigeants ont abandonné leurs positions militaires et les postes vacants ont été pourvus avec des subordonnés", a dit un haut responsable de l'armée qui a requis l'anonymat, car il n'est pas autorisé à parler.Prévues le 7 novembre, les élections législatives sont les premières depuis le scrutin de 1990.

"Tous les grands dirigeants ont abandonné leurs positions militaires et les postes vacants ont été pourvus avec des subordonnés", a dit un haut responsable de l'armée qui a requis l'anonymat, car il n'est pas autorisé à parler.

Prévues le 7 novembre, les élections législatives sont les premières depuis le scrutin de 1990.

Celui-ci avait été remporté par la lauréate du prix Nobel de paix Aung San Suu Kyi. Les résultats avaient été annulés par le régime.

Than Shwe devrait rester à la tête de la junte jusqu'à la désignation d'un président et céder sa place de chef des armées au général Thura Myint Aung, a ajouté le source militaire.

A l'issue des élections, les deux chambres du parlement choisiront un président parmi trois candidats. Celui-ci formera un gouvernement. Les deux autres candidats deviendront vice-présidents.

Un tour de passe-passe

Le numéro un de la junte, le Général Than Shwe, et ses deux plus proches collaborateurs Muang Aye et Thura Shwe Man, reprennent ainsi le costume civil pour briguer aux plus hautes marches de l'appareil politique qui doit se mettre en place après ces élections.

Cette attitude montrent, selon de nombreux analystes politiques que les élections de novembre ne sont qu'une mascarade. Elles verront les mêmes hommes qui imposent leur lois d'airain sur le pays conserver le pouvoir avec des habits de gouvernants plus conformes à une éthique démocratique, sans incidence sur la marche du pays.

Vingt-sept officiers ont quitté l'armée cette année, dont beaucoup sont devenus ministres depuis.

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