Le Yémen a lancé une vaste opération militaire pour retrouver l'artificier d'Al Qaïda suspecté d'avoir piégé des colis

La photo d\'Ibrahim Hassan Al-Asiri dans les fichiers du ministère de l\'Intérieur yéménite
La photo d'Ibrahim Hassan Al-Asiri dans les fichiers du ministère de l'Intérieur yéménite (AFP/Ministère de l'Intérieur yéménite)

Deux colis piégés, comportant assez d'explosif pour faire s'écraser un avion, ont été découverts vendredi respectivement en Grande-Bretagne et à Dubaï. Ibrahim Hassan Al-Asiri fait figure de principal suspectLes autorités de Sanaa sont sous le feu de l'actualité depuis la découverte de ce complot il y a quatre jours, les colis étant partis du Yémen

Deux colis piégés, comportant assez d'explosif pour faire s'écraser un avion, ont été découverts vendredi respectivement en Grande-Bretagne et à Dubaï. Ibrahim Hassan Al-Asiri fait figure de principal suspect

Les autorités de Sanaa sont sous le feu de l'actualité depuis la découverte de ce complot il y a quatre jours, les colis étant partis du Yémen

En ligne de mire également, le prédicateur du jihad sur internet Anouar Al-Aulaqi
L'opération de recherche menée à partir de mardi par l'armée et les services de renseignement yéménites dans les provinces de Maarib et Chaboua vise également à capturer l'imam radical Anouar Al-Aulaqi, recherché par Washington pour ses liens avec Al Qaïda, dont le procès par contumace s'est ouvert à Sanaa mardi, a précisé un responsable des services de sécurité.

"On pense qu'Assiri se cache et se déplace avec de hauts responsables d'Al Qaïda comme (le chef d'Al Qaïda dans la péninsule arabique, Aqpa) Nasser al Ouahaïchi. Les services de renseignement continuent de les pister pour déterminer exactement leur localisation", a déclaré le responsable.

Quant à Anouar Al-Aulaqi, accusé mardi d'appeler à l'assassinat d'Occidentaux au nom d'Al-Qaïda, c'est un jeune prédicateur américano-yéménite qui a mis l'internet au service du jihad.

L'imam radical a pour la première fois été accusé par un tribunal yéménite "d'incitation à l'assassinat d'Occidentaux et de membres des services de sécurité". Il est jugé par contumace, notamment pour avoir communiqué par courriels avec un Yéménite qui a assassiné le mois dernier un Français, Jacques Spagnolo, à Sanaa.

Aulaqi est connu pour avoir entretenu une correspondance avec le commandant américain Nidal Hassan, accusé de la fusillade qui a fait 13 morts en novembre 2009 à la base de Fort Hood (Texas).
Il a également été mis en cause dans l'attentat raté commis par le Nigérian Umar Farouk Abdulmutallab dans un avion américain reliant Detroit à Amsterdam le jour de Noël 2009.

Aulaqi est placé par Washington sur sa liste des cibles à éliminer en raison de ses liens présumés avec Al-Qaïda. Le prédicateur, âgé de 39 ans, se serait réfugié dans la province de Chaoua, dans le sud du Yémen, fief de la puissante tribu des Awaliq dont il est issu.

Un grand nombre de membres des forces de sécurité yéménites sont à pied d'oeuvre et bouclent certains secteurs depuis mardi, selon une source officielle. Maarib et Chaboua sont des provinces réputées pour leur terrain désertique impénétrable. Maarib est située au centre du pays, près de Sanaa, Chaboua s'étend plus au sud et à l'est.

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