Le Yémen a estimé jeudi qu'une intervention militaire américaine sur son sol "pourrait renforcer" Al-Qaïda

Le vice-Premier ministre aux Affaires de la défense et de la sécurité, Rached al-Alimi en 2003
Le vice-Premier ministre aux Affaires de la défense et de la sécurité, Rached al-Alimi en 2003 (AFP Fethi Belaid)

Paradoxalement Sanaa a demandé l'aide logistique des Etats-Unis, pour lutter contre le réseau qui a revendiqué l'attentat manqué de Noël.Des médias américains avaient fait état d'une participation américaine aux raids lancés par le Yémen contre des positions d'Al-Qaïda les 17 et 24 décembre, qui s'étaient soldés par la mort de 60 islamistes.

Paradoxalement Sanaa a demandé l'aide logistique des Etats-Unis, pour lutter contre le réseau qui a revendiqué l'attentat manqué de Noël.

Des médias américains avaient fait état d'une participation américaine aux raids lancés par le Yémen contre des positions d'Al-Qaïda les 17 et 24 décembre, qui s'étaient soldés par la mort de 60 islamistes.

"Notre position politique est claire: nous allons combattre et traquer le réseau d'Al-Qaïda par nos propres moyens", a martelé le vice-Premier ministre aux Affaires de la défense et de la sécurité, Rached al-Alimi. Mais, a-t-il ajouté, "Al-Qaïda étant une organisation mondiale qui menace la stabilité internationale, il faut qu'il y ait une coopération avec tous les pays du monde, et en premier lieu les Etats-Unis".

"Ce que nous demandons aux Etats-Unis, c'est une assistance en matière de formation et des armes pour les unités de lutte contre le terrorisme", a-t-il dit, faisant état d'"un échange de renseignements" avec les Etats-Unis "ainsi qu'avec l'Arabie saoudite", voisine du Yémen.