Le veuve de Kadhafi a réclamé vendredi que l'ONU ouvre une enquête sur les circonstances de sa mort.

Alors que des zones d"ombres pèsent toujours sur les circonstances de la mort de Mouammar Kadhafi au lendemain de sa mort, sa veuve, Safia Kadhafi, a exprimé sur la chaîne Arraï son souhait d"avoir des réponses. Dans le même temps, Amnesty International réclame également une enquête.

Alors que des zones d"ombres pèsent toujours sur les circonstances de la mort de Mouammar Kadhafi au lendemain de sa mort, sa veuve, Safia Kadhafi, a exprimé sur la chaîne Arraï son souhait d"avoir des réponses. Dans le même temps, Amnesty International réclame également une enquête.

"Je suis fière du courage de mon époux combattant et de mes fils qui ont fait face à l'agression de 40 pays et à leurs agents pendant six mois et qui vont trouver leur place parmi les martyrs", a déclaré la veuve du « guide » déchu sur une chaîne de télévision proche de l"ancien régime, basée en Syrie. Safia Kadhafi veut désormais savoir si Mouammar Kadhafi a été exécuté, ou s"il a péri dans des échanges de tirs.

Agé de 69 ans, Mouammar Kadhafi est décédé jeudi, après plusieurs semaines de cavale. Capturé vivant à Syrte, son village natal, il a trouvé la mort peu de temps après, dans des circonstances encore floues.

Safia et trois enfants de Mouammar Kadhafi -Aïcha, Hannibal et Mohamed- avaient trouvé refuge en août en Algérie. Un autre de ses fils, Saadi, s'est réfugié au Niger en septembre. Trois autres fils de Mouammar Kadhafi sont morts depuis le début du conflit en février: Mouatassim a été tué jeudi dans la région de Syrte, Seif al-Arab est mort en avril dans un raid de l'Otan et Khamis est mort dans les combats en août. Seul le sort de Seif al-Islam, 39 ans, longtemps présenté comme successeur potentiel de son père, reste inconnu.

Vendredi, l"ONG Amnesty International a également exhorté les nouvelles autorités à ouvrir une enquête. "Si le colonel Kadhafi a été tué après sa capture, cela constituerait un crime de guerre et les responsables devraient comparaître en justice", a déclaré Claudio Cordone, directeur général de l"ONG.

"Enquêter pour savoir si cette mort est ou non un crime de guerre sera sans doute impopulaire. Toutefois le CNT doit appliquer les mêmes règles à tous, en garantissant la justice même à ceux qui en privaient les autres", a ajouté Claudio Corone dans un communiqué. L'ONG souligne "les informations contradictoires" autour de la mort de l'ex-leader libyen. Le Haut commissariat de l"ONU aux Droits de l"Homme a lui aussi réclamé une enquête.

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