Le président français Nicolas Sarkozy se trouve à Pékin pour une visite de quelques heures

Le président Nicolas Sarkozy et son homologue chinois Hu Jintao à Pékin, le 25 août 2011
Le président Nicolas Sarkozy et son homologue chinois Hu Jintao à Pékin, le 25 août 2011 (AFP/Li Xueren)

Le Groupe des Vingt (G20) doit jouer son rôle dans la relance de la croissance économique mondiale, a estimé à Pékin Nicolas Sarkozy.Le président français, qui a rencontré son homologue chinois Hu Jintao avant de se rendre en Nouvelle-Calédonie, a jugé que le sommet du G20 devait être décisif pour stimuler la reprise économique mondiale.

Le Groupe des Vingt (G20) doit jouer son rôle dans la relance de la croissance économique mondiale, a estimé à Pékin Nicolas Sarkozy.

Le président français, qui a rencontré son homologue chinois Hu Jintao avant de se rendre en Nouvelle-Calédonie, a jugé que le sommet du G20 devait être décisif pour stimuler la reprise économique mondiale.

"C'est une tâche majeure, et la Chine y joue un rôle essentiel", a déclaré Nicolas Sarkozy.

La France présidera une réunion des ministres des Finances du G7 à Marseille les 9 et 10 septembre puis une réunion des ministres des Finances du G20 à Paris en octobre. Le ministre français de l'Economie François Baroin, en déplacement avec Nicolas Sarkozy, devait rester vendredi en Chine pour évoquer l'agenda du G20.

"Le président Hu n'est pas inquiet de la situation de la zone euro", malgré l'emballement des déficits budgétaires, a affirmé Nicolas Sarkozy au cours d'une conférence de presse après un dîner de travail avec Hu Jintao. "Des déclarations extrêmement définitives ont été faites par le président Hu lui-même sur la confiance qu'il avait dans la zone euro, et dans l'euro", a ajouté le président français.

"Que la France et la Chine renforcent leur dialogue est d'une grande importance pour le succès du sommet de Cannes, pour le renforcement de la coopération économique internationale et pour la promotion de la reprise et du développement sain de l'économie mondiale", a dit de son côté Hu Jintao.

Le journal officiel Global Times estime dans sa version en chinois que Nicolas Sarkozy
"vient (à Pékin) d'abord pour obtenir le soutien continu de la Chine sur la résolution de la crise des dettes souveraines en Europe".

Estimant que "26 % des réserves de change de la Chine sont en euros", Ding Chun, professeur au centre de recherches sur l'Europe de l'Université de Fudan, à Shanghai, appelait dans le journal officiel l'Europe à mettre de l'ordre dans ses finances. "L'UE et Sarkozy doivent, tout en demandant à la Chine de prendre plus de responsabilités dans le maintien de la stabilité de l'économie mondiale, faire de façon décisive et courageuse les sacrifices (...) que les pays développés doivent faire pour affronter les défis mondiaux".

La situation en Libye évoquée
La situation en Lybie est également au menu de ces entretiens, alors que la chute du régime en Libye n'est pas complète puisque que des poches de résistance subsistent à Tripoli après l'entrée des rebelles et que le colonel Kadhafi reste introuvable.

Mais après avoir reçu mercredi à Paris le numéro deux de la rébellion libyenne, Mahmoud Jibril, M. Sarkozy a proposé une conférence des "amis de la Libye" le 1er septembre à Paris qui irait au-delà du seul groupe de contact et inclurait les grands émergents comme la Chine.

Si la Chine était hostile aux frappes de la coalition contre la Libye, elle est en revanche en phase avec Paris sur l'après-Kadhafi dans la mesure où Pékin souhaite voir les Nations unies jouer un "rôle moteur" en Libye.