Le Premier ministre thaïlandais a promis jeudi une dissolution de la chambre basse du Parlement entre le 15 et le 30/09

Les \"chemises rouges\" à Bangkok, le 28 avril 2010.
Les "chemises rouges" à Bangkok, le 28 avril 2010. (France 3)

Cette décision ouvre la voie à des élections anticipées dans l'espoir de vaincre la méfiance des opposants qui continuent d'occuper le centre de Bangkok.La tension est toutefois retombée depuis que lesles "chemises rouges" ont accepté mardi le plan de sortie de crise proposé par Abhisit Vejjajiva comportant notamment des élections en novembre.

Cette décision ouvre la voie à des élections anticipées dans l'espoir de vaincre la méfiance des opposants qui continuent d'occuper le centre de Bangkok.

La tension est toutefois retombée depuis que lesles "chemises rouges" ont accepté mardi le plan de sortie de crise proposé par Abhisit Vejjajiva comportant notamment des élections en novembre.

Les manifestants préfèrent toutefois maintenir la pression sur le gouvernement -dont ils réclament la démission- et refusent pour l'instant de retirer les barricades du centre de Bangkok dont ils font le siège depuis un mois. Les manifestants ont assuré qu'ils ne démonteraient les barricades dans le centre-ville qu'une fois précisée la date de la dissolution, censée intervenir entre 45 et 60 jours avant le scrutin.

En deux annonces effectuées à quelques minutes d'intervalle, les "chemises rouges" ont confirmé souhaiter une issue non violente à une crise qui a fait 27 morts et près de 1000 blessés, et n'accorder aucune confiance à l'homme dont ils réclament le départ, Abhisit Vejjajiva. Le chef du gouvernement, au pouvoir depuis fin 2008 à la suite d'un renversement d'alliances parlementaires et à des décisions de justice favorables, a proposé des élections dans le cadre d'une "feuille de route" vers la réconciliation nationale. Les "rouges" le jugent complètement illégitime mais acceptent sa proposition sur le principe.

Quelques heures avant cette annonce, Thaksin Shinawatra, l'ex-Premier ministre en exil, chassé du pouvoir en 2006 par un putsch et dont se réclament de nombreuses "chemises rouges", avait invité ses partisans à la "réconciliation".

Le gouvernement thaïlandais s'est réuni en urgence, dimanche dans une base militaire où il s'est installé depuis la mi-mars, pour débattre de la crise politique qui dure depuis 7 semaines. Samedi, le porte-parole de l'armée Sansern Kaewkamnerd avait indiqué à la presse que le gouvernement avait donné l'ordre à la police de reconquérir la zone située autour de l'hôpital Chulalongkorn, près du quartier d'affaires de Silom, pour assurer la sécurité du public.

Présentation des acteurs-clés de la crise thaïlandaise et chronologie actualisée avec les derniers événements.

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