Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'est félicité mardi de sa rencontre avec Barack Obama

Rencontre le 18 mai 09 entre Barack Obama et Netanyahu
Rencontre le 18 mai 09 entre Barack Obama et Netanyahu (AFP)

"J'ai eu (avec le président Obama) des discussions très positives sur des sujets importants concernant la sécurité d'Israël", a-t-il notamment affirmé dans une interview donnée à la télévision publique,au retour de sa visite à la Maison Blanche.L'entretien d'une heure et demie, lundi, à huis clos,entre B.Obama et B.Netanyahu semble peu fructueux.

"J'ai eu (avec le président Obama) des discussions très positives sur des sujets importants concernant la sécurité d'Israël", a-t-il notamment affirmé dans une interview donnée à la télévision publique,au retour de sa visite à la Maison Blanche.

L'entretien d'une heure et demie, lundi, à huis clos,entre B.Obama et B.Netanyahu semble peu fructueux.

La Maison Blanche s'est contentée d'un compte rendu de trois phrases rapportant que MM. Obama et Netanyahu avaient "discuté de l'Iran et de la manière de faire avancer la paix au Proche-Orient", sans plus de détails.

Fait exceptionnel, pour ce type de rencontre, à aucun moment les deux hommes ne sont apparus ensemble devant la presse.

Tous les efforts américains sous l'administration Obama se heurtent au refus de M.Netanuyahu de geler entièrement la colonisation israélienne, condition sine qua none pour que les Palestiniens acceptent de reprendre les négociations.

Le Premier ministre israélien doit s'entretenir mercredi à Paris avec le président français Nicolas Sarkozy.

Mahmoud Abbas estime n'être plus soutenu par les Américains et ne veut pas se représenter
Mahmoud Abbas a annoncé la semaine dernière qu'il n'avait pas l'intention de se représenter à la présidence lors de l'élection palestinienne du 24 janvier, estimant ne plus être soutenu par les Américains sur son exigence d'un gel total des activités de colonisation comme condition à la reprise des pourparlers.

Lourde incertitude sur un processus de paix enlisé
La défection de Mahmoud Abbas, partenaire de paix soutenu par les Occidentaux, fait planer une lourde incertitude sur l'avenir d'un processus de paix déjà à la peine. Le président israélien Shimon Peres l'a exhorté à revenir sur sa décision, une invitation que Benjamin Netanyahu n'a pas reprise à son compte lors de son discours devant les Fédérations juives d'Amérique du Nord.

Le Premier ministre israélien rejette un gel complet des activités de colonisation, comme l'exige la feuille de route pour la paix de 2003. Il propose de limiter temporairement les constructions dans les colonies à 3.000 unités de logement, ajoutant que Jérusalem-Est ne doit pas être compris dans ce calcul.

"Mon objectif n'est pas de négocier pour le seul plaisir de négocier. Mon objectif est d'obtenir un traité de paix permanent entre Israël et les Palestiniens, et ce rapidement", a-t-il dit. "Allons-y, en avant", a-t-il ajouté lundi, réitérant des appels déjà formulés par le passé.