Le premier ministre britannique a prôné dimanche les efforts "combinés" des forces afghanes et de la coalition

Gordon Brown, le premier ministre britannique
Gordon Brown, le premier ministre britannique (France 3)

"Ce que nous avons besoin de montrer, avec le soutien de l'opinion publique, est notre détermination à lutter contre les talibans et à les affaiblir", a-t-il indiqué depuis la base militaire de Kandahar, fief des talibans dans le sud.M. Brown est arrivé dans la nuit de samedi à dimanche en Afghanistan pour une visite tenue jusque-là secrète.

"Ce que nous avons besoin de montrer, avec le soutien de l'opinion publique, est notre détermination à lutter contre les talibans et à les affaiblir", a-t-il indiqué depuis la base militaire de Kandahar, fief des talibans dans le sud.

M. Brown est arrivé dans la nuit de samedi à dimanche en Afghanistan pour une visite tenue jusque-là secrète.

Le haut responsable britannique, qui a indiqué que les 500 soldats supplémentaires portant le contingent britannique total à 9.500 de troupes arriveraient "dans les prochains jours", a appelé le gouvernement afghan à "jouer un plus grand rôle dans le futur". Il a rappelé que la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan était "l'épicentre du terrorisme mondial".

Les troupes britanniques sont déjà les plus importantes en nombre en Afghanistan, derrière celles des Etats-Unis que le président Barack Obama va renforcer avec 30.000 soldats.

Le rôle du Royaume Uni
Londres accueillera le 28 janvier une conférence internationale sur l'Afghanistan, destinée en particulier à assurer l'envoi de renforts par d'autres membres de la coalition. Les membres de l'Alliance atlantique se sont déjà engagés à envoyer au moins 7.000 soldats.

100 soldats britanniques sont morts en Afghanistan depuis le début de l'année, alors que le conflit est de plus en plus impopulaire au Royaume-Uni. Les pertes ont nettement augmenté depuis fin juin, quand les forces britanniques et afghanes ont déclenché une opération contre les talibans du Helmand pour tenter de rétablir la sécurité dans cette province du sud du pays, avant le scrutin présidentiel du 20 août.

Selon un sondage publié en novembre, près de deux tiers des Britanniques estiment qu'une victoire est impossible et 63% veulent un retrait aussitôt que possible de leurs troupes.

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