Le pape rassure les conservateurs à l'ouverture du synode

(Le pape François au moment de l'ouverture du synode sur la famille © REUTERS - Alessandro Bianchi)

Le synode des familles s'est ouvert ce dimanche à Rome. Dans une basilique Saint-Pierre pleine à craquer, le pape François, particulièrement grave et préoccupé, a fixé les lignes rouges que ce deuxième synode en deux ans. Une parole qui se veut rassurante pour les catholiques les plus conservateurs.

Le synode pour "la vocation et la mission de la famille dans l'Église et dans le monde contemporain" a débuté ce dimanche à Rome et doit durer jusqu'au 25 octobre. Dès sa première prise de parole, le pape François a rappelé avec force les principes catholiques entourant la famille. 

Une vive condamnation du divorce

Dans l'homélie de cette messe d'ouverture, le pape a réaffirmé le dogme de l'Eglise : le caractère indissoluble du mariage célébré entre une femme et un homme. Il a condamné sans détour le divorce : "Dieu unit les coeurs de deux personnes qui s'aiment (...) dans l'unité et l'indissolubilité". 

Une manière d'encadrer les attentes immenses à l'ouverture ce synode et de rassurer les plus conservateurs. Sur les 270 pères membres du synode toutes les sensibilités de l'Eglise et tous les continents sont représentés. 

Des tensions à apaiser au sein de l'Eglise

Le pape a aussi jugé durement les sociétés les plus avancées qui ont aussi le taux le plus bas de natalité et les taux les plus élevés d'avortement et de divorce. Ce samedi, même, si ce n'était pas directement à son initiative, le Saint Siège a été amené à condamner le coming out d'un prêtre polonais qui a admis vivre une histoire d'amour avec un homme

S'il ne bouscule pas la doctrine, ce synode doit permettre de définir l'attitude des religieux face aux divorcés remariés, face aux familles monoparentales, face aux couples qui n'ont pas choisi le mariage religieux ou qui n'osent pas se marier. L'objectif étant avant tout de les faire revenir vers l'Eglise.

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