Le directeur général du groupe BP très critiqué pour sa gestion de la marée noire quittera ses fonctions le 1er octobre

Le directeur général de BP, Tony Hayward, mis à mal par sa gestion de la marée noire dans le Golfe du Mexique.
Le directeur général de BP, Tony Hayward, mis à mal par sa gestion de la marée noire dans le Golfe du Mexique. (AFP/ALEX WONG/Getty Images)

Tony Hayward sera remplacé par l'Américain Bob Dudley, 54 ans, chargé depuis juin de la marée noire dans le golfe.Bob Dudley sera le premier dirigeant non britannique de BP et sa présence à la tête du groupe vise à rassurer les Américains. Tony Hayward est quant à lui nommé au conseil d'administration de TNK-BP, à un poste non exécutif.

Tony Hayward sera remplacé par l'Américain Bob Dudley, 54 ans, chargé depuis juin de la marée noire dans le golfe.

Bob Dudley sera le premier dirigeant non britannique de BP et sa présence à la tête du groupe vise à rassurer les Américains. Tony Hayward est quant à lui nommé au conseil d'administration de TNK-BP, à un poste non exécutif.

Tony Hayward, 52 ans, a été étrillé aux Etats-Unis pour sa gestion de la marée noire dans le golfe du Mexique, la pire catastrophe écologique qu'aient connue les Etats-Unis, provoquée par l'explosion de la plateforme Deepwater Horizon le 22 avril.

Le groupe britannique a annoncé une perte de 16,9 milliards de dollars au deuxième trimestre, soit la plus grosse perte trimestrielle de l'histoire des entreprises britanniques, à cause de provisions constituées pour faire face au coût de la marée noire. BP a également mis de côté 32,192 milliards de dollars pour le compte séquestre de 20 milliards de dollars promis aux autorités américaines afin d'assurer l'ensemble des dédommagements, et les coûts de nettoyage et d'indemnisation encourus à cette date, soit 2,9 milliards de dollars.

Greenpeace bloque des stations-service de BP à Londres
L'organisation écologiste a déclaré que les manifestants avaient réussi à fermer mardi 47 des 50 sites de vente de carburant de BP dans la capitale britannique. La compagnie a pour sa part parlé de 12 stations-service.

L'organisation a expliqué avoir lancé cette action pour exhorter le nouveau directeur général de BP, Robert Dudley, à ne pas nourrir la même "obsession pour les sources pétrolières à haut risque et sans égard pour l'environnement" que son prédécesseur, Tony Hayward.

"Static Kill"
Baptisée "Static kill", l'opération que BP doit lancer début août ressemble à celle tentée, sans succès, fin mai. Elle consiste à injecter un mélange d'eau et de matières solides par la tête du puits avant de le sceller avec du ciment.

Le but est de mettre fin une bonne fois pour toutes à la marée noire qui souille depuis trois mois les eaux du Golfe et empoisonne la vie de ses habitants.