Le crédit à la consommation a baissé en novembre pour le dixième mois d'affilée, à une vitesse jamais vue depuis 1980

Selon les chiffres officiels publiés vendredi, l'encours des crédits à la consommation a reculé de 8,5% en rythme annuel par rapport à octobre, a indiqué la banque centrale (Fed), qui tient les registres de cette série statistique depuis 1943.Soit une baisse record de 17,5 milliards de dollars, bien plus forte que ne le pensaient les analystes.

Selon les chiffres officiels publiés vendredi, l'encours des crédits à la consommation a reculé de 8,5% en rythme annuel par rapport à octobre, a indiqué la banque centrale (Fed), qui tient les registres de cette série statistique depuis 1943.

Soit une baisse record de 17,5 milliards de dollars, bien plus forte que ne le pensaient les analystes.

Les dix mois consécutifs de baisse du crédit à la consommation sont sans précédent dans les annales de la Fed.

Des consommateurs américains déjà très endettés
Les crédits à la consommation financent normalement une part élevée des dépenses des ménages américains, moteur traditionnel de la croissance économique du pays (la consommation des ménages a représenté 90% de la croissance de l'été).

Leur baisse traduit à la fois les difficultés qu'ont les ménages à en obtenir mais aussi le fait que les Américains en sont moins demandeurs, occupés qu'ils sont à se désendetter.

En conséquence, elle augure mal, d'un côté, de la consommation et donc de la vigueur de la reprise en cours depuis l'été, mais de l'autre, elle participe d'un processus salvateur pour nombre d'économistes, qui souhaitent justement que les ménages le mènent à son terme pour asseoir le retour d'une croissance durable.

La Fed a indiqué mercredi que ses dirigeants s'attendaient néanmoins à voir les dépenses de consommation des ménages continuer d'augmenter en 2010 malgré le maintien attendu d'un taux de chômage élevé.

L'un d'eux, Jeffrey Lacker, a déclaré vendredi avoir confiance dans le fait que les ménages qui ont la chance de conserver un emploi allaient, comme au sortir de chaque récession, "être plus confiants" et réaliser "les achats importants" que les temps plus difficiles leur ont fait différer.