La Syrie a accepté le plan arabe de sortie de crise lors de la réunion de la Ligue arabe ce mercredi.

Le prince Saud al-Faisal, ministre saoudien des Affaires étrangères, lors de la réunion ministérielle de la Ligue arabe.
Le prince Saud al-Faisal, ministre saoudien des Affaires étrangères, lors de la réunion ministérielle de la Ligue arabe. (MOHAMMED HOSSAM / AFP)

D'après un document officiel obtenu par l'AFP, le pouvoir syrien aurait accepté "l'arrêt total" des violences et "la libération des personnes incarcérées".

D'après un document officiel obtenu par l'AFP, le pouvoir syrien aurait accepté "l'arrêt total" des violences et "la libération des personnes incarcérées".

Le texte de l'initiative arabe stipule que le gouvernement syrien a accepté : "l'arrêt total de la violence pour protéger les civils, la libération des personnes incarcérées en raison des événements actuels, l'évacuation des villes et zones en proie à des conflits armés et l'autorisation d'accès aux organisations de la Ligue arabe et aux médias arabes et internationaux".

Le plan prévoit également que "le comité ministériel arabe mènera des consultations avec le gouvernement et les différents partis de l'opposition syrienne en vue d'un dialogue national". Le texte ne précise toutefois pas le lieu de ce dialogue. Un sujet pourtant sensible, le régime souhaitant qu'il soit ouvert à Damas, tandis que l'opposition réclame qu'il ait lieu en dehors du pays.

Affirmant que Damas a répondu à la proposition de la Ligue arabe "par une escalade de la répression", le Conseil national syrien (CNS), qui réunit la majorité des courants de l'opposition à Bachar al Assad, a appelé de nouveau l'organisation panarabe à "geler l'adhésion" de la Syrie.

"Le comportement sanguinaire du régime montre qu'il fait fi des efforts arabes visant à arrêter l'effusion du sang et à éviter les ingérences étrangères. Le régime veut gagner du temps", a affirmé le CNS.

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