La première université française au 37e rang du classement de Shanghai

Un professeur de l\'université Paris-VI félicite une étudiante lors d\'une remise de diplômes, le 13 juin 2009 à Paris.
Un professeur de l'université Paris-VI félicite une étudiante lors d'une remise de diplômes, le 13 juin 2009 à Paris. (MIGUEL MEDINA / AFP)

L'université Paris-Sud gagne trois places par rapport à l'an dernier.

SOCIETE - Trois places de gagnées pour Paris-XI ! Comme l'an dernier, l'université est la première faculté française du classement de Shanghai, et se hisse désormais en 37e position. Mais si Paris-Sud gagne des places, ses compatriotes les plus proches, elles, cèdent du terrain : Pierre-et-Marie-Curie (Paris-VI) rétrograde à la 42e place (-1), tandis que l'Ecole normale supérieure de Paris (ENS Ulm) recule à la 73e place (-4).

Le classement, publié mardi 14 août, reste sans surprise dominé par les facultés américaines, qui s'arrogent dix-sept des vingt premières places. Au total, le classement compte 150 établissements américains, 42 chinois, 38 britanniques, 37 allemands et 20 français. Le quatuor de tête est inchangé, composé des universités américaines de Harvard, Stanford, Massachusetts Institute of Technology (MIT) et Berkeley. Le Royaume-Uni conserve deux établissements dans le "Top 10", aux mêmes rangs que l'an dernier : Cambridge reste 5e et Oxford 10e.

Un classement controversé

Publié depuis 2003, ce classement mondial est aussi attendu que critiqué, notamment en Europe et en France, car ses critères sont axés essentiellement sur la recherche en sciences exactes, au détriment de l'enseignement, défavorisant les universités du Vieux continent. Ce classement prend notamment en compte le nombre de prix Nobel décrochés par les anciens étudiants ou les chercheurs, le nombre de médailles Fields (équivalent du Nobel en mathématiques) ainsi que les articles publiés dans des revues exclusivement anglo-saxonnes comme "Nature" et "Science". La France en pâtit d'autant plus que la recherche y dépend à la fois des universités et des organismes de recherche. Or la méthode de Shanghai partage les points obtenus entre l'université et les organismes associés.