La Corée du Nord menace de frapper les États-Unis, Guam et Hawaï

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La Corée du Nord a menacé mardi de frapper les États-Unis, les îles de Guam et Hawaï dans le pacifique. Selon l'agence officielle nord-coréenne, Pyongyang a demandé à ses unités spéciales "stratégiques" de se préparer à d'éventuelles frappes.

Une nouvelle menace de la Corée du Nord. L'agence officielle nord-coréenne KCNA a annoncé ce mardi que l'armée nord-coréenne préparait ses missiles et son artillerie à longue portée.

Selon KCNA, "le
commandement de l'armée du peuple coréen déclare que toutes les troupes d'artillerie,
y compris les unités stratégiques de missiles et les unités d'artillerie à
longue portée doivent être placées en alerte prête au combat."

Ce sont "tous les éléments ennemis des bases impérialistes américaines sur le continent, à Hawaï et Guam" qui seront visées écrit l'agence nord-coréenne. 

Des doutes sur la capacité à frapper les États-Unis

Malgré le tir réussi
d'une fusée le 12 décembre dernier – assimilé par Séoul et ses alliés à un
missile balistique, les experts jugent que Pyongyang est loin de maîtriser la
technique requise pour lancer un missile intercontinental, capable de frapper
les États-Unis.

Hawaï et Guam sont
également considérés comme hors de portée des missiles de moyenne portée
développés par la Corée du Nord, qui pourraient en revanche atteindre les bases
au Japon et en Corée du Sud.

La semaine dernière, la Corée du Nord avait déjà menacé de s'en prendre aux bases américaines au Japon et à Guam en réponse aux vols de bombardiers B-52 au-dessus de la Corée du Sud.

La Corée du Nord coutumière de ces menaces

Selon Pierre Rigoulot, spécialiste de la Corée du Nord "nous sommes habitués à
leurs rodomontades. Cette fois ci ils ont voulu faire plus réalistes en
menaçant des cibles proches mais ça me parait toujours douteux. Ce n'est pas la
première fois qu'ils lancent des menaces apocalyptiques". 

Concernant les raisons de cette escalade verbale, il y a sans doute la volonté d'exister sur la scène internationale. Il y a peut-êre aussi des "raisons intérieurs", explique Pierre Rigoulot. "C'est peut-être le signe de tensions internes sur la question de la place de l'armée dans le dispositif de pouvoir nord-coréen", explique-t-il. 

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