L'Otan s'est dit "optimiste" quant à un tranfert complet de sécurité aux Afghans d'ici à 2014.

Anders Fogh Rasmussen s\'est dit \"optimiste\" sur le trandfert complet de la sécurité aux forces locales d\'ici 2014.
Anders Fogh Rasmussen s'est dit "optimiste" sur le trandfert complet de la sécurité aux forces locales d'ici 2014. (THIERRY CHARLIER / AFP)

Le secrétaire général a toutefois reconnu qu'il "reste beaucoup à faire" pour former une police afghane.

Le secrétaire général a toutefois reconnu qu'il "reste beaucoup à faire" pour former une police afghane.

"Je suis tout à fait optimiste sur le respect du calendrier pour transférer la responsabilité de la sécurité aux Afghans, un processus entamé en juillet et qui se terminera en 2014", a déclaré Anders Fogh Rasmussen à des membres de l'Assemblée parlementaire de l'Otan qui ont émis des doutes sur la capacité des forces afghanes à prendre le relais dans les délais impartis. Rasmussen a rappelé que les forces afghanes ont déjà la responsabilité de la sécurité dans sept provinces où "vit 25% de la population afghane".

Un "vrai défi"

Le général a dit s'attendre à ce que le président Karzaï annonce la prochaine tranche du processus de transition ce mois-ci. Le général Rasmussen a toutefois reconnu que la formation de la police afghane à un niveau suffisant pour assurer ses missions dans les meilleures conditions était "un vrai défi".

"Nous voyons des progrès graduels mais bien sûr il y a encore beaucoup à faire", a-t-il admis alors qu'un parlementaire dénonçait la corruption au sein de cette institution. Le secrétaire général de l'Otan a toutefois estimé que "les forces de sécurité afghanes sont devenues de plus en plus capables, quantitativement et qualitativement" et "ont géré de récents incidents de manière excellente".

Le processus de transition prévoit le transfert de la responsabilité de la sécurité aux forces locales et doit s'achever en 2014, pour coïncider avec la fin du retrait des principales troupes de combat de l'Otan de ce pays en guerre depuis 10 ans. Il suscite l'inquiétude de nombreux Afghans et de certains experts qui doutent des capacités des forces afghanes à prendre efficacement le relais.