L'ex-premier ministre Nawaz Sharif revendique la victoire aux élections législatives pakistanaises

(Mohsin Raza Reuters)

Les premiers résultats de ces élections législatives donnent pour le moment l'ancien Premier ministre en tête. Malgré les menaces de mort lancées par les Talibans, les Pakistanais ont beaucoup voté avec un taux de participation proche de 60%.

L'ex-Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif revendique ce
samedi la victoire aux élections législatives. Le leader de la ligue musulmane
a encouragé ses rivaux politiques à travailler avec lui pour le bien être du
pays. Ce scrutin a été marqué par une très forte participation malgré de
violentes attaques qui ont fait au moins 26 morts.

La ligue musulmane, la principale force d'opposition de ces cinq
dernières années, gagne sans surprise ces élection. Nawaz Sharif, le magnat de
l'acier, issu de l'élite traditionnelle et déjà deux fois Premier ministre dans
les années 1990, était favori.

Le mouvement pour la justice, PTI de l'ancienne star du cricket
Imran Khan,
lui même élu député, arrive loin derrière et le parti du
peuple pakistanais (PPP), au pouvoir depuis 2008 arrive encore après.

Ce scrutin était jugé décisif
pour la consolidation de la démocratie dans ce pays de 180 millions d'habitants
dont l'histoire est jalonnée de putschs contre des gouvernements civils. "Nous
devons remercier Dieu d'avoir donné à la PML-N une autre chance de servir le
Pakistan... Les résultats continuent de tomber, mais nous avons déjà la
confirmation que la PML-N va émerger comme le principal parti
", a-t-il dit
face à ses partisans réunis dans son fief de Lahore.

Sharif ne devrait cependant pas avoir assez de voix pour former un
gouvernement majoritaire. Le futur gouvernement sera donc probablement une coalition.
Le vainqueur du scrutin qu'on nomme au Pakistan le "lion du Pendjab"
a d'ailleurs tendu la main à ses adversaires en les invitant à "s'asseoir
autour d'une table avec (lui) pour résoudre les problèmes du pays
".

Autre enseignement de ce scrutin, une participation
"énorme ", d'après la commission électorale qui a estimé que près de
60% des électeurs inscrits avaient voté. C'est le taux le plus important depuis
les élections de 1977. En tout, 26 personnes sont mortes suite aux attaques des opposants
à ce scrutin.

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